[communiqué] Biogaz : Gossement Avocats défend la société Fonroche Biogaz et obtient le rejet d’un recours en annulation des arrêtés autorisant l’exploitation de l’unité de méthanisation de BioQuercy

Déc 4, 2019 | Droit de l'Environnement

Par un jugement du 3 décembre 2019, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté l’ensemble des recours déposés contre les autorisations de construction et d’exploitation de l’unité de méthanisation « BioQuercy ». La société Fonroche Biogaz était défendue par le cabinet Gossement Avocats.

La société Fonroche Biogaz et la coopérative agricole CAPEL se sont unies au sein de la société BioQuercy pour construire une unité de méthanisation dans le département du Lot. Cette unité de méthanisation produit du biogaz, valorisé sous forme d’électricité et de chaleur, ainsi que du digestat, qui est épandu en substitution d’engrais chimiques. Elle représente un progrès considérable pour l’environnement et le développement durable de ce territoire et contribue à la prévention de la grippe aviaire.

Par un jugement du 3 décembre 2019, le tribunal administratif de Toulouse vient de rejeter les recours en annulation contre les arrêtés autorisant la construction et l’exploitation de l’unité de méthanisation. L’ensemble des moyens soulevés par les associations requérantes a été écarté, parmi lesquels l’atteinte au principe de non régression du droit de l’environnement. Le juge administratif confirme ainsi la parfaite légalité de ces arrêtés, après avoir rejeté par une ordonnance du 10 juillet 2017 la demande de référé-suspension.

La présente décision conforte l’intérêt environnemental de l’unité de méthanisation, dont elle souligne le caractère proportionné aux besoins du territoire lotois, tant en termes de traitement des déchets et sous-produits des industries agroalimentaires provenant des environs, qu’en valorisation du digestat et de la production d’électricité et de chaleur d’origine renouvelable.

Enfin, ce jugement s’inscrit dans le prolongement d’un récent rapport du CGEDD dont les conclusions confirment le caractère exemplaire de ce projet.

Ce dossier est instruit par Me Arnaud Gossement et Me Emma Babin qui a plaidé lors de l’audience au fond.

Pour aller plus loin : le site internet de l’unité BioQuercy : https://www.bioquercy.fr/ 

Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :

Découvrez le cabinet Gossement Avocats

Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.

À lire également

Principe de non-régression : le Gouvernement ne peut pas réduire le niveau de protection des zones humides qui ont « un rôle essentiel en matière environnementale » (Conseil d’Etat, 2 mars 2026, France Nature Environnement et autres, n°497009)

Principe de non-régression : le Gouvernement ne peut pas réduire le niveau de protection des zones humides qui ont « un rôle essentiel en matière environnementale » (Conseil d’Etat, 2 mars 2026, France Nature Environnement et autres, n°497009)

Voici une décision d'une grande importance par laquelle, le Conseil d'Etat a sanctionné - ce qui est encore assez rare - une nouvelle violation du principe de non-régression par le Gouvernement. Faciliter par arrêté la construction de bassines dans des zones humides...

Dérogation espèces protégées : le Conseil d’Etat précise la méthode d’appréciation du « risque suffisamment caractérisé » d’atteinte à l’état de conservation des espèces protégées (Conseil d’Etat, 23 février 2026, n°494510)

Dérogation espèces protégées : le Conseil d’Etat précise la méthode d’appréciation du « risque suffisamment caractérisé » d’atteinte à l’état de conservation des espèces protégées (Conseil d’Etat, 23 février 2026, n°494510)

Cette décision n°494510 du 23 février 2026 du Conseil d'Etat est d'une particulière importance pour les rédacteurs des études d'impact qui serviront, notamment, à apprécier l'obligation de dépôt d'une demande de dérogation espèces protégées. Le Conseil d'Etat a ici...

Référé-liberté : l’euthanasie d’un animal porte atteinte au droit de propriété et au droit à la vie privée de son propriétaire ou détenteur « compte tenu du lien affectif particulier établi avec lui » (Conseil d’Etat, ord, 19 février 2026, Société Protectrice des Animaux du Roannais, n°511614)

Référé-liberté : l’euthanasie d’un animal porte atteinte au droit de propriété et au droit à la vie privée de son propriétaire ou détenteur « compte tenu du lien affectif particulier établi avec lui » (Conseil d’Etat, ord, 19 février 2026, Société Protectrice des Animaux du Roannais, n°511614)

Par une ordonnance n°511614 du 19 février 2026, le juge du référé-liberté du Conseil d'Etat a jugé que le fait pour une autorité publique d'ordonner l'euthanasie d'un animal constitue pour son propriétaire ou son détenteur, par nature et quels que soient les motifs...

Découvrez le cabinet Gossement Avocats

Notre Cabinet

Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.

Nos Compétences

Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.

Contact

Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.