En bref
Publication du décret du 31 décembre 2025 relatif au mécanisme de capacité
[Conférence] 10 décembre 2025 : grande conférence sur l’avenir de l’énergie solaire, au salon Energaïa, organisée par Tecsol
[Soirée débat] 9 décembre 2025 – « Désinformation climatique : le rôle du droit face au brouillage du réel »
Un maire peut refuser le permis de construire d’un poulailler industriel en raison du manque d’eau, en tenant compte du changement climatique (jurisprudence cabinet)
Déchets : modification de la procédure d’enregistrement et de déclaration des données de la filière des déchets d’éléments d’ameublement (arrêté « registre » du 6 mars 2019)
Le Gouvernement vient de publier au Journal officiel du 31 mars 2019, l’arrêté du 6 mars 2019 relatif à la procédure d’enregistrement et de déclaration des données de la filière de responsabilité élargie du producteur des déchets d’éléments d’ameublement. Cet arrêté abroge et remplace l’arrêté « Registre » du 5 août 2013.
Pour mémoire, conformément à l’article R. 543-254 du code de l’environnement, les metteurs sur le marché d’éléments d’ameublement sont tenus de déclarer annuellement à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) :
– les quantités d’éléments d’ameublement qu’ils mettent sur le marché, par catégorie d’éléments d’ameublement;
– les modalités de gestion des déchets d’éléments d’ameublement qu’ils ont mises en œuvre ;
– les quantités de déchets collectées, enlevées, remises en vue de la réutilisation et traitées, y compris les taux de valorisation matière et énergétique.
Les informations que les producteurs sont tenus de transmettre sont précisées par voie d’arrêté.
C’est précisément l’objet de l’arrêté du 6 mars 2019, lequel remplace l’arrêté dit « Registre » du 5 août 2013, afin, notamment, d’intégrer les modifications introduites par le décret 2017-1607 du 27 novembre 2017 portant diverses dispositions d’adaptation et de simplification dans le domaine de la gestion des déchets.
Les principales modifications introduites par le nouvel arrêté sont examinées ci-après.
I. Simplification de la procédure d’enregistrement des metteurs sur le marché d’éléments d’ameublement
Si les metteurs sur le marché restent tenus de procéder à l’enregistrement auprès de l’Ademe des éléments d’ameublement au plus tard un mois après leur mise sur le marché, soit directement, soit par l’intermédiaire de l’éco-organisme auquel ils adhèrent, la liste des informations à transmettre est réduite.
Ainsi les producteurs ne sont plus tenus de transmettre :
– les éléments d’ameublement qu’ils mettent usuellement sur le marché (par catégories et fonctions telles que définies au I de l’article R. 543-240 du code de l’environnement ; et en précisant s’il s’agit d’éléments d’ameublement ménagers et/ou professionnels ;
– s’ils fabriquent et vendent les éléments d’ameublement sous leur propre marque, ou s’ils les revendent sous leur propre marque, ou s’ils les importent sur le marché national, ou s’ils les introduisent sur le marché national, ou, pour le cas des metteurs sur le marché étrangers, s’ils les fournissent par des techniques de vente à distance directement à des ménages ou des professionnels situés sur le territoire national.
En réalité, le texte prévoit que les producteurs ne sont plus tenus de transmettre ces informations lors de leur enregistrement au registre de l’Ademe mais lors de la déclaration des données relatives à la mise sur le marché.
II. Modification de la procédure de déclaration au registre national
Si les données doivent être transmises à l’Ademe au plus tard le 31 mars de l’année n correspondant aux données (relatives aux éléments d’ameublement mis sur le marché, à la collecte, au traitement, au réemploi) de l’année n-1, l’arrêté du 6 mars prévoit qu’à partir de 2020, les « données définitives » relatives à l’année antérieure (n-2) doivent également être déclarées.
2.1. Modification des données relatives à la mise sur le marché
La liste des informations à transmettre à l’Ademe est modifiée.
Les nouvelles informations que les metteurs sur le marché sont tenus de transmettre sont les suivantes :
– le cas échéant, les critères et l’amplitude des éco-modulations ;
– si les producteurs :
– fabriquent et vendent les éléments d’ameublement sous leur propre marque ;
– Ou s’ils les revendent sous leur propre marque ;
– Ou s’ils les importent sur le marché national ;
– Ou s’ils les introduisent sur le marché national ;
– Ou, pour le cas des metteurs sur le marché étrangers, s’ils les fournissent par des techniques de vente à distance directement à des ménages ou des professionnels situés sur le territoire national.
– Le nombre d’unité et le tonnage d’éléments d’ameublement ayant fait l’objet d’un remboursement de contribution du fait d’une exportation vers un autre pays membre de l’Union européenne ou vers un pays tiers, en précisant les catégories.
2.2. Modification des données relatives à la collecte
Les producteurs sont tenus de transmettre désormais les données relatives à la collecte en les distinguant :
– Par catégories ; et
– S’ils adhèrent à un éco-organisme, selon les dispositifs de collecte du cahier des charges annexé à l’arrêté du 27 novembre 2017 et/ou selon les dispositifs autres que ceux prévus par le cahier des charges ;
– Selon les dispositifs de collecte auprès des détenteurs ménagers et non ménagers s’ils disposent d’un système individuel approuvé.
2.3. Modification des données relatives au traitement
Les producteurs sont tenus de déclarer les nouvelles informations suivantes :
– L’objet social ou le nom de l’installation de traitement et sa localisation, en France ou à l’étranger ;
– Les quantités de déchets d’éléments d’ameublement mis à disposition pour leur préparation en vue de leur réutilisation ainsi que celles qui ont été effectivement réutilisées.
L’arrêté du 6 mars 2019 prévoit, en outre, qu’à compter de 2020, les quantités déclarées prévues à l’article 8 distinguent selon que les déchets sont collectés :
– Au travers d’un dispositif de collecte en contrat avec les metteurs sur le marché ou leur éco-organisme ;
– En dehors de ces canaux de collecte, pour le compte d’opérateurs de gestion de déchets d’éléments d’ameublement.
2.4. Modification des données relatives au réemploi
Les producteurs sont tenus de déclarer les données relatives au réemploi :
– Par catégories ;
– En distinguant s’ils ont été réemployés en France ou à l’étranger (la communication de cette information est impérative et non plus optionnelle « lorsque cela est possible ») ;
– En indiquant l’objet social ou le nom de la structure de réemploi et sa localisation.
III. Dispositions diverses
3.1. L’éco-organisme sera tenu de transmettre à l’Ademe, pour l’ensemble de leurs adhérents, les données relatives à la collecte, au traitement et, c’est une nouveauté, au réemploi.
3.2. A noter que l’arrêté du 6 mars 2019 supprime l’obligation de transmettre à l’Ademe, les résultats de la caractérisation de la composition des éléments d’ameublement et des déchets qui en sont issus ayant été collectés.
3.3. La liste des informations figurant dans le registre et qui ne sont pas communicables à toute personne est étendue :
– Aux quantités de déchets d’éléments d’ameublement qui sont traités par destination finale, à l’exception des données agrégées au niveau départemental pour la collecte et régional pour le traitement ;
– Aux quantités réemployées par structure de réemploi, à l’exception des données agrégées au niveau départemental.
3.4. Entrée en vigueur et dispositions transitoires. L’arrêté entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Pour les données de l’année 2018, l’échéance de déclaration est fixée par dérogation au 30 avril 2019. Par ailleurs, les nouvelles informations à transmettre, à savoir les critères et l’amplitude des éco-modulations en ce qui concerne les données des mises en marché et les catégories des éléments d’ameublement réemployés, sont soumises à l’obligation de déclaration à compter de 2020.
Emma Babin
Avocate – Responsable du bureau de Rennes
Cabinet Gossement Avocats
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Désobéissance civile : le blocage d’une autoroute par des manifestants écologistes peut être justifié par la liberté d’expression interprétée à la lumière de la liberté de réunion (Cour de cassation, 14 janvier 2026, affaire « Dernière rénovation », pourvoi n° 24-83.632)
Par un arrêt rendu ce 14 janvier 2026, la chambre criminelle de la Cour de cassation a jugé qu'une action de blocage d'une autoroute par des manifestants écologistes du collectif "Dernière rénovation" présente un lien direct avec l'exercice de la liberté d'expression,...
Autoroute A69 : la juge des libertés et de la détention bouscule les préfets du Tarn et et de la Haute-Garonne (TJ Toulouse, 12 janvier 2026 – référé pénal environnemental)
Par une ordonnance rendue le 12 janvier 2026 (disponible ici sur le site de Vert le média), la juge des libertés et de la détention (JLD) du tribunal judiciaire de Toulouse a ordonné la suspension immédiate des travaux en cours sur des sites en dehors de l'emprise...
Climat : Donald Trump engage la procédure de « retrait » des Etats-Unis de la Convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques de 1992
Par un memorandum daté du 7 janvier 2026, Donald Trump, président des Etats-Unis, a demandé à son administration de prendre immédiatement les mesures requises pour assurer le "retrait" des Etats-Unis de nombreuses organisations et conventions internationales, listées...
PFAS : le Gouvernement précise les règles de détection et d’interdiction des produits comportant des PFAS, applicables au 1er janvier 2026 ou 2027 (décrets des 22 et 28 décembre 2025)
Le Gouvernement a publié, en décembre 2025, deux décrets d'application de la loi n° 2025-188 du 27 février 2025 visant à protéger la population des risques liés aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées : le décret n° 2025-1287 du 22 décembre 2025...
Responsabilité élargie du producteur : le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 12 décembre 2022 sur les données des filières REP est en consultation publique
La ministre chargée de la transition écologique a soumis à consultation publique, jusqu’au 22 janvier 2026, le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 12 décembre 2022 relatif aux données des filières à responsabilité élargie du producteur. Présentation. Résumé Selon...
Publication du décret du 31 décembre 2025 relatif au mécanisme de capacité
Le 1er janvier 2026, a été publié au Journal officiel, le décret relatif au mécanisme de capacité institué pour la sécurité de l'approvisionnement en électricité. Pour rappel, le mécanisme de capacité a été créé pour garantir le maintien en fonctionnement de capacités...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.






