En bref
[communiqué] Le cabinet Gossement Avocats ne participe à aucun « classement » de cabinet d’avocats
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] 𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐬 (𝐙𝐀𝐍) : 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟔 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟔
Solaire : le juge administratif précise son contrôle de la prévention des atteintes aux espèces protégées pour un projet de centrale solaire sur un site pollué (CAA Marseille, 19 mars 2026, n°24MA01751 – Jurisprudence cabinet)
Qu’est-ce qu’un « avocat en droit de l’environnement » ? Nos réponses sur l’accès, l’exercice et l’évolution du métier
Agrivoltaïsme : publication de l’instruction ministérielle du 18 février 2025 relative aux conditions d’autorisation et de contrôle des projets agrivoltaïques et agricompatibles
Les ministres en charge de l’énergie et de l’écologie ont publié l’instruction technique DGPE/SDPE/2025-93 du 18 février 2025 consacrée à l’application des dispositions réglementaires relatives aux installations agrivoltaïques et photovoltaïques au sol dans les espaces naturels, agricoles et forestiers. Une instruction très attendue et disponible ici.
Les 40 pages de cette instruction adressée aux préfets présentent le cadre législatif et réglementaire applicable, depuis l’entrée en vigueur de la loi du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables (APER), à la construction et à l’exploitation : des projets agrivoltaïques, des projets agricompatibles, aux projets de serres, hangars et ombirères à usage agricole supportant des panneaux photovoltaïques.
Plus précisément, l’instruction détaille :
- les types d’installations agrivoltaîques et photovoltaïques ;
- les principales conditions (de fond) d’autorisation de chacune des trois catégories d’installations ;
- les principales caractéristiques de la procédure d’autorisation de ces installations (composition du dossier de demande d’autorisation, autorité compétente, avis de la CDPENAF, ..) ;
- les conditions de contrôle et de sanction de la méconnaissance des règles applicables à l’implantation et à l’exploitation de ces installations.
Cette instruction comporte en annexe un guide qui détaille les dispositions applicables à chacun de ces régimes, les modalités d’instruction des demandes d’autorisation d’urbanisme portant sur ces projets, les dispositions relatives aux contrôles de ces installations de leur mise en service à leur démantèlement, les dispositions particulières propres à certains territoires, ainsi que les attendus de la part des services instructeurs.
Il est important de souligner que :
- cette instruction est adressée aux administrations qui reçoivent et instruisent les dossiers de demande d’autorisation et exercent les contrôles. Elle doit toutefois être scrupuleusement analysée par les porteurs de projets pour anticiper les remarques de l’administration.
- cette instruction n’a pas pour objet de créer de règle de droit nouvelle mais uniquement de présenter le cadre juridique existant, de manière claire et lisible.
- cette instruction détaille les règles qui composent le cadre juridique de l’agrivoltaïsme. Essentiellement celles inscrites à l’article 54 de la loi du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables, dans le décret du 8 avril 2024 et dans l’arrêté du 5 juillet 2024. Toutefois, ces règles spécifiques ne sont pas les seules à étudier et observer pour implanter et exploiter une installation de production d’énergie solaire en zone agricole. A titre d’exemple, si une installation classée est exploitée ou a été exploitée sur le site ou à proximité : il conviendra de se reporter aux règles de la police des ICPE et/ou des sites et sols pollués ;
- cette instruction détaille les règles de droit positif (textes) spécifiques à l’agrivoltaïsme mais ne comporte pas de présentation des recours qui peuvent être exercés contre les autorisations ou refus d’autorisation. Or, ce risque contentieux doit être lui aussi évalué par les porteurs de projet ;
- cette instruction ne détaille pas la jurisprudence de référence dont l’examen est précieux pour contribuer à la sécurité juridique.
Enfin, il est important de souligner que cette instruction est datée du 18 février 2025. Les porteurs de projets doivent donc procéder à une veille rigoureuse des textes, projets de textes et décisions de justice qui interviendront après cette date. Plusieurs propositions de lois ont déjà été déposées pour corriger ou compléter ce cadre juridique.
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Etude d’impact : son auteur doit analyser « les principaux effets indirects du projet » y compris ceux produits à l’étranger. En principe.
Aux termes d’une décision, aussi importante que subtile, rendue ce 28 avril 2026, le Conseil d’État a précisé que l’étude d’impact d’un projet – ici celui de la bioraffinerie de La Mède – doit comporter une analyse de ses « principaux effets indirects » sur...
Climat : l’Assemblée générale des Nations-Unies vote une résolution importante sur les obligations des Etats en matière de lutte contre le changement climatique
Le 20 mai 2026, l'Assemblée générale des Nations-Unies a voté une résolution par laquelle les Etats membres de l'ONU, à l'exception des Etats-Unis et de la Russie, ont entendu partager une lecture commune de l'avis consultatif rendu le 23 juillet 2025 par la Cour...
Simplification : les députés veulent réduire la possibilité pour l’administration de refuser une autorisation environnementale (projet de loi d’urgence agricole)
Le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles est actuellement examiné à l'Assemblée nationale en première lecture. En commission des affaires économiques, les députés ont adopté un amendement CE1095, déposé par les rapporteurs, qui tend à...
📢[webinaire] « L’autorisation environnementale : le point sur le droit applicable », matinale SERDEAUT Paris I le jeudi 21 mai 2026
Le SERDEAUT Centre de recherches, centre de recherches de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne co-dirigé par le professeur Norbert Foulquier, organise un cycle de conférences mensuelles : "Les matinales du droit de l'environnement du SERDEAUT Centre de recherches". Ce...
« Backlash écologique : quand le Parlement fait marche arrière ». La députée Sandrine Le Feur et l’avocat Arnaud Gossement invités du podcast « Dans l’hémicycle » présenté par la journaliste Bérengère Bonte
À quelques jours de l’examen de la loi d’urgence agricole à l’Assemblée nationale (19 mai 2026) et dans un contexte de "backlash écologique" au Parlement, Bérengère Bonte reçoit Sandrine Le Feur, députée EPR de la 4ème circonscription du Finistère, présidente de la...
« Référé pénal environnemental » : l’admission du référé n’est pas subordonnée au constat d’une atteinte effective à l’environnement (Cour de cassation, crim., 5 mai 2026, Pourvoi n° 25-84.870)
Par une décision rendue ce 5 mai 2026, la chambre criminelle de la Cour de cassation a jugé que l'admission du référé environnemental devant le juge des libertés et de la détention (JLD) n'est pas subordonnée au constat d'une atteinte effective à l'environnement. Il...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.




![📢[webinaire] « L’autorisation environnementale : le point sur le droit applicable », matinale SERDEAUT Paris I le jeudi 21 mai 2026](https://www.gossement-avocats.com/wp-content/uploads/2026/05/Affiche-matinale-Serdeaut-AE-21-mai-2026-pdf.jpg)

