En bref
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] 𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐬 (𝐙𝐀𝐍) : 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟔 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟔
Qu’est-ce qu’un « avocat en droit de l’environnement » ? Nos réponses sur l’accès, l’exercice et l’évolution du métier
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] La dérogation espèces protégées : matinale du droit de l’environnement exceptionnelle ce jeudi 12 mars 2026
Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) : ce qu’il faut retenir des objectifs en matière de biogaz
Allégations environnementales : mise à jour prochaine du guide relatif aux conditions d’utilisation des allégations environnementales
Une nouvelle version du guide pratique des allégations environnementales à destination des professionnels et des consommateurs devrait prochainement paraitre sur le site du Ministère de l’économie, des finances et de la relance.
Résumé
En 2019, le Conseil national de la consommation a lancé un groupe de travail afin de mettre à jour le guide pratique des allégations environnementales. En principe, les travaux de ce groupe ont été achevés le 31 juillet 2020. Une nouvelle version de ce guide devrait donc être publiée prochainement.
Editée en 2014, la dernière version clarifie l’utilisation de quinze allégations environnementales afin d’éviter la pratique dite du « greenwashing », par laquelle un professionnel utilise l’argument écologique de façon abusive afin de promouvoir ses produits auprès des consommateurs.
Sur la notion d’allégation environnementale
La Commission européenne a publié le 25 mai 2016 un document relatif aux orientations concernant la mise en œuvre de la directive 2005/29 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2005, encadrant les pratiques commerciales déloyales vis-à-vis des consommateurs.
Elle précise que cette directive a vocation à s’appliquer aux allégations environnementales qu’elle définit de la façon suivante :
« Les expressions «allégations environnementales» et «allégations écologiques» désignent la pratique consistant à laisser entendre ou à donner l’impression de toute autre manière (dans une communication commerciale, le marketing ou la publicité) qu’un bien ou service a un effet positif ou n’a pas d’incidence sur l’environnement ou est moins néfaste pour l’environnement que les biens ou services concurrents. »
Cette directive a été transposée au sein du code de la consommation.
Partant, l’utilisation d’allégations environnementales abusives est sanctionnée au titre des pratiques commerciales déloyales, prévus aux articles L. 121-1 à L. 121-7 du code de la consommation.
Sur la mise à jour du guide
En premier lieu, il convient de préciser que la dernière version du guide, publiée en 2014, clarifie l’utilisation des quinze allégations suivantes :
- Les allégations environnementales qualifiant une entreprise ;
- Bio (produits non alimentaires) ;
- Biodégradable ;
- Compostable ;
- Durable ;
- Éco ;
- Éco-conçu ;
- Écologique et allégations de même nature ;
- Écotoxicité réduite et allégations de même nature ;
- Expression d’une conformité à la réglementation ;
- Naturel (produits non alimentaires) ;
- Recyclable ;
- Renouvelable ;
- Responsable ;
- Sans substance X (produits non alimentaires)
En deuxième lieu, un mandat du Conseil national de la consommation a été publié le 16 septembre 2019 sur le site du Ministère de l’économie des finances et de la relance
Ses membres ont lancé un groupe de travail afin de mettre à jour le présent guide.
A noter que le ministère de la transition écologique et solidaire, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie ainsi que l’Association de régulation professionnelle de la publicité ont été représentés dans ce groupe de travail.
La révision doit consister à :
- Recenser les normes en vigueur relatives aux allégations environnementales, à analyser les nouvelles allégations ;
- Analyser les nouvelles allégations et les produits sur lesquels les allégations environnementales se développent et mettre à jour, adapter ou préciser, le cas échéant, celles déjà prévues par le guide ;
- Engager une réflexion sur les modes de diffusion les plus adaptés et larges possibles du guide.
Il est indiqué que les travaux devront être achevés au plus tard le 31 juillet 2020.
A ce jour, le nouveau guide n’a pas été encore publié mais devrait l’être prochainement.
A noter que cette mise à jour est d’autant plus attendue car la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire crée l’article L. 541-9-1 du code de l’environnement qui entrera en vigueur le 1er janvier 2022.
Cet article impose notamment aux producteurs de produit générant des déchets d’informer le consommateur sur les qualités et caractéristiques environnementales du produit. Il interdit par ailleurs de faire figurer sur un produit ou un emballage les mentions » biodégradable « , » respectueux de l’environnement » ou toute autre mention équivalente.
Isabelle Michel
Juriste-Gossement Avocats
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Loi « Duplomb 2 » : pour le Conseil d’Etat « la proposition de loi ne met pas les autorités publiques en mesure d’agir dans le respect du principe de précaution » (Conseil d’Etat, avis, 26 mars 2026, n°410574)
Par un avis n°4105574 rendu ce 26 mars 2026, le Conseil d'Etat a émis un avis particulièrement sévère sur la proposition de loi (dite "Duplomb 2") "visant à atténuer une surtransposition relative à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques afin d'éviter la...
Urbanisme : la circonstance que le terrain d’assiette du projet soit devenu inconstructible ne fait pas obstacle à la régularisation du permis de construire (Conseil d’Etat, 31 mars 2026, n°494252)
Par une décision de section n°494252 rendue ce 31 mars 2026, le Conseil d'Etat a précisé que la circonstance que le terrain d'assiette du projet soit devenu inconstructible ne fait pas, seule, obstacle à ce que l'autorisation d'urbanisme puisse faire l'objet d'une...
Certificats d’économies d’énergie (CEE) : publication de l’arrêté du 26 mars 2026 relatif à l’indépendance des organismes d’inspection
L’arrêté du 26 mars 2026 relatif à l’indépendance des organismes d’inspection dans le cadre du dispositif des certificats d’économies d’énergie a été publié au journal officiel de la République française du 31 mars 2026. Il modifie l’arrêté du 21 décembre 2025 qui...
Solaire : le bénéfice du tarif nul d’accise sur les opérations d’autoconsommation n’est pas subordonné à la condition matérielle d’une «connexion physique directe» entre l’installation de production et l’installation de consommation (Conseil d’État, 30 mars 2026, n°506355)
Par une décision n°506355 du 30 mars 2026, le Conseil d'Etat a annulé le commentaire administratif publié par l'administration (DGFIP) le 21 mai 2025 au BOFIP (Bulletin officiel des finances publiques – Impôts) sous la référence BOI-RES-EAT-000208, ainsi que les...
éolien : circulaire du 20 mars 2026 relative à l’appréciation des projets de renouvellement des parcs éoliens terrestres (repowering)
La ministre de la transition écologique a mis en ligne, le 26 mars 2026, la circulaire du 20 mars 2026 relative à l’appréciation des projets de renouvellement des parcs éoliens terrestres. Une circulaire qui abroge la précédente circulaire du 5 septembre 2025 mais en...
Économie circulaire : le rechapage des pneumatiques usagés au cœur de la modification du cahier des charges
Par un arrêté du 25 mars 2026, publié au JO du 27 mars, le ministre chargé de la Transition écologique a modifié le cahier des charges de la filière de responsabilité élargie du producteur (REP) des pneumatiques. Présentation. Révision à la baisse de l’objectif de...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.






