En bref
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] 𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐬 (𝐙𝐀𝐍) : 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟔 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟔
Solaire : le juge administratif précise son contrôle de la prévention des atteintes aux espèces protégées pour un projet de centrale solaire sur un site pollué (CAA Marseille, 19 mars 2026, n°24MA01751 – Jurisprudence cabinet)
Qu’est-ce qu’un « avocat en droit de l’environnement » ? Nos réponses sur l’accès, l’exercice et l’évolution du métier
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] La dérogation espèces protégées : matinale du droit de l’environnement exceptionnelle ce jeudi 12 mars 2026
Certificats d’économies d’énergie : les précisions du PNCEE sur l’examen des dossiers de demande de délégations pour la 4ème période
Le Pôle national des certificats d’économies d’énergie (PNCEE) a récemment communiqué sur l’avancement des dossiers de demandes de délégations d’obligations d’économies d’énergie, pour la 4ème période et sur les difficultés auxquelles sont confrontés les candidats pour obtenir une validation de leur demande.
Notre cabinet assiste depuis plusieurs mois des sociétés qui ont déposé une demande de délégation d’obligations d’économies d’énergie pour la 4ème période. Comme en témoigne la courte liste des premiers délégataires d’obligations d’économies d’énergie publiée le 25 juillet 2018, les exigences de l’administration lors de l’examen des dossiers de demandes sont plus étendues.
Elles portent notamment sur la démonstration des capacités techniques et financières des candidats, conformément à l’article R. 221-6 du code de l’énergie modifié.
Rappel du contenu de la demande de délégation
Il convient tout d’abord de rappeler que l’Etat impose à certains fournisseurs d’énergie, appelés les « obligés », une obligation de réaliser des économies d’énergie. Afin de se libérer de leurs obligations, les obligés peuvent, soit inciter directement ou indirectement les consommateurs à effectuer des économies d’énergie, soit acquérir des CEE, soit déléguer tout ou partie de leurs obligations à un tiers, le délégataire.
Le délégataire doit justifier de nombreux éléments auprès du PNCEE pour que la délégation soit validée. Aux termes de l’article R. 221-6 du code de l’énergie, la demande de délégation d’obligations d’économies d’énergie comprend :
1. Le contrat de délégation ;
2. Les éléments permettant de justifier que le délégant est un obligé ;
3. Un extrait Kbis du délégant et du délégataire ;
4. Les éléments justifiant que le délégataire ne se trouve pas en état de redressement ou liquidation judiciaire, ou de faillite personnelle ;
5. Pour le délégataire, les certificats datant de moins de trois mois mentionnés au II de l’article 51 du décret n° 2016-360 du 25 mars 2016 relatif aux marchés publics ;
6. Les éléments permettant d’apprécier la capacité technique et financière du délégataire de mener à bien sa délégation et d’assumer l’ensemble des exigences susceptibles de découler de son fonctionnement. Le délégataire joint à sa demande les bilans ou extraits de bilan et les comptes d’exploitation sur les deux derniers exercices disponibles ;
7. Le cas échéant, le rapport d’audit de certification ainsi que le certificat relatif à son système de management de la qualité.
Les éléments du point 3 au point 7 ont été introduits par le décret n° 2017-1848 du 29 décembre 2017 afin de renforcer la sécurité juridique des opérations. Ces nouvelles exigences amènent le PNCEE à s’assurer que les délégataires disposent des capacités requises, en particulier techniques et financières, pour assurer leurs missions.
La question des capacités techniques et financières
De notre expérience, la principale difficulté à laquelle ont pu être confrontés les demandeurs de délégations tenait à l’identification des pièces et informations à produire pour démontrer leurs capacités techniques et financières :
Comme l’a indiqué le PNCEE dans sa lettre d’information de juillet 2018 :
« Tous les dossiers de demande de délégation de 4ème période reçus au PNCEE ont nécessité au moins un envoi de compléments. Dans la très grande majorité des cas, ces compléments demandés consistaient notamment à détailler et approfondir les modalités de fonctionnement et capacités techniques et financières, que ce soit pour les structures anciennement délégataires ou pour les nouveaux entrants dans le dispositif. L’appréciation de la capacité technique et financière de chaque société dépend de son activité et de ses modalités de fonctionnement. »
Ainsi que le précise le PNCEE, il n’existe pas une liste universelle de pièces de nature à démontrer ces capacités techniques et financières. C’est au cas par cas que le PNCEE vérifie si les informations données sont suffisantes et, « dans la très grande majorité des cas », l’administration a adressé des demandes de compléments aux candidats.
Des validations sans limite de date
Les demandes de compléments, adressées aux entreprises sollicitant une délégation, permettent d’appréhender davantage les attentes de l’administration. A titre d’exemple, s’agissant des capacités techniques, il conviendra d’apporter des informations sur les ressources humaines, internes et externes, ainsi que sur les moyens techniques à disposition de l’entreprise pour mener à bien sa mission.
Toutefois, à l’avenir, il serait précieux d’aider les demandeurs de délégation en leur permettant, dés la conception du dossier initial, de disposer d’informations plus précises sur les attentes de l’administration. Tant l’administration que les candidats gagneraient ainsi du temps.
S’agissant du calendrier d’instruction des demandes de délégation, la dernière lettre d’information du PNCEE pour le mois d’août 2018 comporte une précision importante.
« Une première mise à jour de liste de délégataires d’obligation d’économies d’énergie de 4ème période a été
effectuée le 25 juillet et publiée sur le site du ministère. Cette nouvelle liste porte à 13 le nombre de délégataires.
Pour rappel, cette liste n’est pas définitive et sera régulièrement mise à jour, au fur et à mesure de la validation :
– Des délégations des sociétés anciennement délégataires dans le dispositif, et dont le dossier, au 1er juillet 2018, nécessitait encore des compléments ;
– Des délégations de nouvelles structures.
Ces validations pourront intervenir sans limite de date » (nous soulignons)
Emilie Bertaina
Avocate – Cabinet Gossement Avocats
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Agrivoltaïsme : Enerplan s’oppose à la suppression de l’obligation d’audition du porteur de projet devant la CDPENAF (loi de simplification de la vie économique)
La loi de simplification de la vie économique a été adoptée, en dernière lecture, par l'Assemblée nationale et le Sénat, les 14 et 15 avril 2026. Elle est actuellement soumise au contrôle de constitutionnalité du Conseil constitutionnel. Le syndicat des professionnels...
Zéro artificialisation nette des sols (ZAN) : pendant que le législateur recule, le juge administratif avance dans la lutte contre l’artificialisation des sols et accroît l’importance de la procédure du « sursis à statuer ZAN » (TA Rennes, 2 avril 2026, n°2405783)
Alors que le législateur pourrait prochainement affaiblir la mise en œuvre de l'objectif de lutte contre l'artificialisation des sols (cf. notre commentaire de la loi de simplification de la vie économique), le juge administratif vient de donner, à l'inverse, une...
Dérogation espèces protégées : la raison impérative d’intérêt public majeur d’un projet pourrait être reconnue dés le stade de sa déclaration d’utilité publique (projet de loi de simplification de la vie économique)
La loi de simplification de la vie économique a été votée en dernière lecture à l'Assemblée nationale et au Sénat, les 14 et 15 avril 2026. Elle est actuellement soumise au contrôle de constitutionnalité du Conseil constitutionnel. Elle comporte, dans son état actuel...
Mine d’or de Salsigne : Arnaud Gossement invité de l’émission « DébatDoc » sur La Chaîne parlementaire (LCP – AN)
Arnaud Gossement était l'un des invités, le lundi 27 avril 2026, du débat organisé à la suite de la diffusion du documentaire "La Vallée de l'Arsenic" consacré à l'histoire de la mine d'or de Salsigne, dans la vallée de l'Orbiel. Pour voir ou revoir l'émission sur la...
Simplification : le Gouvernement souhaite accélérer l’instruction par le juge administratif des recours contre les projets stratégiques (Décret n° 2026-302 du 21 avril 2026)
Le Gouvernement a publié, au journal officiel du 22 avril 2026, le décret n° 2026-302 du 21 avril 2026 relatif à la simplification de la procédure contentieuse en matière environnementale et à l'accélération de certains projets. Ce décret a pour ambition principale de...
Loi de simplification de la vie économique : le Parlement complexifie encore la mise en oeuvre de l’objectif « Zéro artificialisation nette des sols » (ZAN)
Le 14 avril 2026, l'Assemblée nationale a adopté, en dernière lecture, le projet de loi de simplification de la vie économique. Le texte, dans son état actuel de rédaction peut être consulté ici. Le vote en dernière lecture au Sénat est prévu ce 15 avril 2026. Le...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.






