[Communiqué] Gossement Avocats défend la société Galileo Énergies Nouvelles et obtient le rejet d’un recours dirigé contre un parc éolien devant la cour administrative d’appel de Nantes

Avr 10, 2025 | Droit de l'Energie – Climat

Par arrêt rendu ce 8 avril 2025, n°23NT02241, la cour administrative d’appel de Nantes a rejeté la demande d’annulation d’un arrêté préfectoral portant prescriptions complémentaires pour la construction et l’exploitation de deux éoliennes et d’un poste de livraison sur le territoire de la commune de Kergloff (Finistère).

Il convient de relever que par un arrêt du 12 avril 2018, la cour administrative d’appel de Nantes avait déjà rejeté l’appel formé contre le jugement rendu par le tribunal administratif de Rennes qui avait rejeté le recours dirigé contre le permis de construire initialement délivré pour la construction et l’exploitation du parc éolien, devenu autorisation environnementale à la suite de l’entrée en vigueur de l’ordonnance du 26 janvier 2017. A la demande de l’exploitant, le préfet du Finistère a, par arrêté du 20 mars 2023, délivré à la société Énergies du Poher une autorisation valant prescriptions complémentaires, à l’encontre duquel les requérants ont formé un recours en annulation.

Aux termes d’un arrêt très bien motivé, la Cour a notamment confirmé que les modifications envisagées (suppression d’un aérogénérateur, déplacement d’un autre, modification du modèle) ne sont pas substantielles. Il est intéressant de souligner que le moyen tiré du caractère obsolète des études qui ont été menées en amont de la délivrance du permis de construire, a été écarté par la Cour. Ce dernier point est important dans le contexte d’un projet qui a été initialement autorisé en 2014. Le juge administratif considère que l’exploitant n’était pas tenu d’actualiser de manière complète l’étude d’impact, notamment en l’absence d’évolution de l’environnement naturel du site.

Enfin, la Cour a écarté le moyen tiré de la violation de la règlementation « espèces protégées » en soulignant d’une part, que les modifications autorisées ne modifient pas le niveau d’impact du projet, voire le réduisent et, d’autre part, que les prescriptions dont l’arrêté est assorti (réalisation d’un inventaire faune/flore complet, mesure de suivi et de plan de bridage) établissent l’absence de risque suffisamment caractérisé.

Toute l’équipe du cabinet Gossement Avocats remercie la société Galileo Energies Nouvelles pour sa confiance et se réjouit de la réalisation de ce projet exemplaire qui contribuera à la transition énergétique.

Ce dossier a été instruit par Me Emma Babin et par Me Chloé Le Juez

Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :

Découvrez le cabinet Gossement Avocats

Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.

À lire également

Stockage d’électricité (BESS) : nouvelle suspension en référé d’un refus de permis de construire fondé sur l’incompatibilité du projet avec une activité agricole (TA Orléans, ord., 23 octobre 2026, n°2606368)

Stockage d’électricité (BESS) : nouvelle suspension en référé d’un refus de permis de construire fondé sur l’incompatibilité du projet avec une activité agricole (TA Orléans, ord., 23 octobre 2026, n°2606368)

Par une ordonnance n°2606368 du 23 octobre 2026, le juge des référés du tribunal administratif d'Orléans a suspendu l'exécution de l'arrêté par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé de délivrer un permis de construire pour l'installation d'un parc de batteries de...

Référé pénal environnemental : le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire d’Annecy ordonne, sous astreinte, la mise en conformité du chantier de l’autoroute A412 mais refuse la suspension des travaux (TJ Annecy, JLD, ordonnance du 27 octobre 2026)

Référé pénal environnemental : le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire d’Annecy ordonne, sous astreinte, la mise en conformité du chantier de l’autoroute A412 mais refuse la suspension des travaux (TJ Annecy, JLD, ordonnance du 27 octobre 2026)

Par une ordonnance rendue le 27 octobre 2026, le juge des libertés et de la détention (JLD) du tribunal judiciaire d’Annecy a ordonné à la société A. d’exécuter les mesures nécessaires au respect de quatre prescriptions de l’autorisation environnementale du chantier...

Energies renouvelables : le décret n°2026-997 du 26 octobre 2026 réforme les indemnités de résiliation des contrats de soutien, le traitement des prix négatifs et la participation des installations à la flexibilité du système électrique

Energies renouvelables : le décret n°2026-997 du 26 octobre 2026 réforme les indemnités de résiliation des contrats de soutien, le traitement des prix négatifs et la participation des installations à la flexibilité du système électrique

Le décret n° 2026-997 du 26 octobre 2026 relatif aux mécanismes de soutien aux énergies renouvelables électriques et portant diverses dispositions relatives à ces énergies a été publié au Journal officiel du 28 octobre 2026. Ce décret en Conseil d'Etat modifie la...

Urbanisme : une orientation d’aménagement et de programmation (OAP) ne peut pas être jugée illégale au seul motif qu’elle est rédigée de manière précise ou prescriptive (Conseil d’Etat, 23 octobre 2026, n°508382)

Urbanisme : une orientation d’aménagement et de programmation (OAP) ne peut pas être jugée illégale au seul motif qu’elle est rédigée de manière précise ou prescriptive (Conseil d’Etat, 23 octobre 2026, n°508382)

Par une décision n°508382 du 23 octobre 2026, le Conseil d’Etat a jugé qu’une orientation d’aménagement et de programmation (OAP) d’un plan local d’urbanisme ne peut pas être regardée comme illégale au seul motif qu’elle est énoncée de façon précise ou prescriptive....

Dérogation espèces protégées : le décret n°2026-980 du 23 octobre 2026 précise les modalités de reconnaissance de la raison impérative d’intérêt public majeur d’un projet dès sa déclaration d’utilité publique ou sa déclaration de projet

Dérogation espèces protégées : le décret n°2026-980 du 23 octobre 2026 précise les modalités de reconnaissance de la raison impérative d’intérêt public majeur d’un projet dès sa déclaration d’utilité publique ou sa déclaration de projet

Le décret n° 2026-980 du 23 octobre 2026 modifiant le code de l'environnement en vue de préciser les modalités de reconnaissance d'une raison impérative d'intérêt public majeur au stade de la déclaration d'utilité publique ou de la déclaration de projet a été publié...

Découvrez le cabinet Gossement Avocats

Notre Cabinet

Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.

Nos Compétences

Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.

Contact

Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.