En bref
[communiqué] Le cabinet Gossement Avocats ne participe à aucun « classement » de cabinets d’avocats
Véhicule hors d’usage : le traitement par les centres VHU des véhicules relevant d’un système individuel en l’absence de contrat de gestion est légal (Conseil d’Etat, 30 juillet 2026, n°502483)
[Communiqué] Loi d’urgence agricole : le cabinet Gossement Avocats dépose une contribution extérieure devant le Conseil constitutionnel contre l’article relatif à l’autorisation de substances néonicotinoïdes en violation du droit à un environnement sain et équilibré, du principe de précaution, du principe de participation du public
Canicule : Arnaud Gossement invité de l’émission « 28 minutes » sur Arte, le 23 juin 2026
Déchets : le caractère proportionné de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères s’apprécie en fonction des données dont disposait l’organe délibérant lors l’adoption de la délibération qui en fixe le taux.
Par arrêt du 26 juillet 2018 n°415274, le Conseil d’Etat précise que si le montant de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) doit être proportionné au coût de la collecte et de traitement des déchets ménagers, le caractère proportionné s’apprécie en fonction des données dont disposait la collectivité territoriale compétente lors de l’adoption de la délibération qui en fixe le taux.
En l’espèce, le Tribunal administratif de Montreuil avait fait droit à la demande d’une société civile immobilière tendant à décharger cette dernière du paiement de la TEOM. Le ministre de l’action et des comptes publics se pourvoit en cassation contre ce jugement.
En premier lieu, le Conseil d’Etat rappelle le cadre juridique de la TEOM :
- la taxe n’est pas un prélèvement obligatoire qui aurait pour but de couvrir l’ensemble des dépenses budgétaires mais a exclusivement pour objet de couvrir les dépenses « réellement » exposées par la commune pour assurer le service public de gestion des déchets ;
- le taux de la taxe ne doit pas être disproportionné par rapport au montant de ces dépenses ;
- les communes, établissement publics de coopération intercommunales et les syndicats mixtes qui n’ont pas institué de redevance d’enlèvement des ordures ménagères (REOM) mettent en place une redevance spéciale pour financer la collecte et le traitement des déchets non ménagers « assimilés » visés à l’article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales.
Le Conseil d’Etat rappelle ainsi que la TEOM n’a pas pour objet de financer l’élimination de déchets non ménagers en l’absence de redevance spéciale.
En deuxième lieu, dans le cadre de son contrôle de légalité de la délibération instituant la TEOM et fixant son taux, le juge administratif examine tout d’abord si le produit de la taxe n’est pas manifestement disproportionné par rapport au coût de collecte et de traitement des « seuls » déchets ménagers, c’est-à-dire, hors redevance spéciale.
En troisième lieu, le juge peut être tenu d’ordonner un supplément d’instruction, en présence d’éléments tendant à faire apparaître que le produit constaté de la taxe excéderait manifestement le montant constaté des dépenses d’enlèvement et de traitement des ordures ménagères.
Le Conseil d’Etat précise, dans ce cas, qu’il convient de prendre en considération les données dont disposait l’organe délibérant lors du vote du taux de la TEOM, et non uniquement les données résultant a posteriori de l’exécution du service résultant, par exemple, du rapport annuel sur le prix et la qualité du service d’élimination des déchets, et ce, y compris dans l’hypothèse où la différence entre les données dont disposait l’organe délibérant et celles résultant de l’exécution du budget serait peu significative.
Emma Babin
Avocate
Responsable du bureau de Rennes
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Chasse : le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble suspend la chasse du lièvre variable, du tétras-lyre et de la perdrix bartavelle en Haute-Savoie (TA Grenoble, 12 octobre 2026, association One Voice – dossiers cabinet)
Après avoir obtenu la suspension de la chasse du lièvre variable, de tétras-lyres et de perdrix bartavelles dans les Alpes-de-Haute-Provence (cf. notre commentaire des ordonnances des 8 et 9 octobre 2026) devant le juges des référés du tribunal administratif de...
Certificats d’économies d’énergie : précision sur les dispositifs d’identification, d’évaluation et de gestion des risques permettant de détecter une obtention frauduleuse de certificats (décret et arrêté du 9 octobre 2026)
Le Gouvernement apporte des précisions sur les dispositifs d’identification, d’évaluation et de gestion des risques permettant de détecter une obtention frauduleuse de certificats d’économies d’énergie (CEE) en publiant deux textes importants au journal officiel du 11...
Elevages : le Gouvernement soumet à consultation publique le projet d’ordonnance créant un régime juridique spécifique aux installations d’élevage, distinct de celui des installations classées (ICPE)
Le ministère de la transition écologique a ouvert une consultation publique sur un projet d'ordonnance relative à la création de régimes de mise en service, de fonctionnement, d'exploitation, de contrôle et de cessation d'activité des élevages d'animaux. Ce projet...
Université de l’Autoconsommation PV – UAPV – 2026 (Enerplan) : intervention de Me Florian Ferjoux sur les réformes de l’autoconsommation collective
Enerplan, syndicat des professionnels du solaire, organise la 9e édition de l’Université de l’autoconsommation. Une journée Plénière a eu lieu le 23 septembre 2026. Le lundi 12 octobre et le vendredi 16 octobre, des sessions interactives sont prévues. Elles...
Chasse : le juge des référés du tribunal administratif de Marseille suspend la chasse du lièvre variable, du tétras-lyre et de la perdrix bartavelle dans les Alpes-de-Haute-Provence (TA Marseille, ord., 8 et 9 octobre 2026, association One Voice et autres – dossiers cabinet)
Par deux ordonnances rendues les 8 et 9 octobre 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a suspendu, à la demande de l'association One Voice (et de la LPO et FNE pour la deuxième affaire) défendue par le cabinet Gossement Avocats, en pleine...
Hydroélectricité : les débits nécessaires à l’alimentation des dispositifs de continuité écologique sans incidence sur la puissance maximale brute de l’installation (Conseil d’État, 29 mai 2026, n°500309)
Par arrêt du 29 mai 2026, le Conseil d’État a apporté une précision importante sur l’incidence des débits nécessaires à l’alimentation des dispositifs de continuité écologique (dispositif de dévalaison et passe à poissons) sur la valeur du débit correspondant à la puissance maximale brute dont l’exploitant est autorisé à disposer. Il a également rappelé que les ouvrages hydroélectriques doivent respecter les exigences liés à la continuité écologique, celles-ci étant susceptibles d’avoir une incidence sur l’efficacité énergétique de l’installation
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.






