En bref
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] 𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐬 (𝐙𝐀𝐍) : 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟔 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟔
Qu’est-ce qu’un « avocat en droit de l’environnement » ? Nos réponses sur l’accès, l’exercice et l’évolution du métier
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] La dérogation espèces protégées : matinale du droit de l’environnement exceptionnelle ce jeudi 12 mars 2026
Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) : ce qu’il faut retenir des objectifs en matière de biogaz
Installations de recharge pour véhicules électriques (IRVE) : présentation des deux arrêtés du 27 octobre 2021 relatifs à la réalisation et la maintenance des installations
Le ministère de la transition écologique a publié au JORF du 4 novembre, deux arrêtés du 27 octobre 2021 relatifs d’une part, aux qualifications pour les études de conception, l’installation et la maintenance des IRVE et d’autre part, aux engagements de qualité de services relatifs aux IRVE ouvertes au public.
Présentation.
I. Les qualifications requises pour la conception, l’installation et la maintenance des IRVE
Pour mémoire, le décret 2017-26 du 12 janvier 2017 relatif aux infrastructures de recharge pour véhicules électriques prévoit, à l’article 22, que les points de recharge sont installés par des « professionnels habilités », titulaires « d’une qualification pour l’installation desdites infrastructures de recharge délivrée par un organisme de qualification accrédité. » Les modalités d’accréditation et les exigences pour obtenir ces qualifications devaient être définies par arrêté ministériel. C’est précisément l’objet de l’arrêté du 27 octobre 2021 relatif aux qualifications pour les études de conception, l’installation et la maintenance des infrastructures de recharge pour véhicules électriques, pour lequel les acteurs de la filière auront dû attendre plusieurs années pour qu’il soit publié.
Des critères de qualification des prestataires qui varient selon l’activité du prestataire : la réalisation, la maintenance des IRVE ou la réalisation des études de conception en vue de l’installation des IRVE. Les annexes I, II et III de l’arrêté du 27 octobre 2021 définissent les exigences spécifiques auxquelles doit répondre un prestataire pour être qualifié au sens de l’article 22 du décret n°2017-26 en ce qui concerne la réalisation d’IRVE (annexe I), la maintenance de ces IRVE (annexe II) ou la réalisation des études de conception en vue de l’installation des IRVE (annexe III).
Ces critères viennent en complément du respect, par le prestataire, de la norme NF X 50-091 (ou équivalente) établissant les exigences générales relatives aux organismes de qualification de fournisseurs.
Ils sont répartis entre les moyens humains et les moyens techniques. La règlementation impose, en outre, la fourniture par le prestataire de références de prestations.
A noter que ces critères correspondent à des exigences minimales pour obtenir la qualification requise.
Délivrance par un organisme de qualification accrédité. Les qualifications pour la réalisation et la maintenance des IRVE sont délivrés par un organisme de qualification accrédité par le COFRAC selon la norme NF X50-091. Les référentiels communs sur lesquels s’appuient les formations sont publiés notamment sur le site de l’Avere-France.
II. Les engagement de qualité de services pour les IRVE ouvertes au public
Un second arrêté du 27 octobre 2021 définit les engagements de qualité de services auxquels un aménageur d’un réseau d’IRVE ouvert au public, un opérateur de mobilité qui fournit un des services d’accès à des réseaux ouverts au public ainsi qu’une plateforme d’interopérabilité qui fournit des services pour l’itinérance d’accès aux réseaux d’IRVE ouverts au public, doivent s’engager.
A noter que l’arrêté du 27 octobre 2021 est également pris en application du décret n°2017-26 dont l’article 24-2 impose que les opérateurs définis ci-dessus sont tenus de rendre publics leurs engagements de qualité de service pour chacune de leurs unités d’exploitation.
Les engagements portent au minimum sur les quatre thèmes suivants :
- La conception et le fonctionnement des systèmes ;
- La délivrance des services et données ;
- Les prix et facturation des services ;
- L’assistance aux utilisateurs.
Publication et compte rendu. Les engagements de qualité sont publiés par tout moyen approprié sur une base ouverte et ils sont mis à jour. Un compte rendu d’évaluation des résultats des engagements est publié au moins une fois par an. L’arrêté définit les indicateurs, par opérateur, que les engagements doivent au minimum inclure.
Les exigences imposées en matière de publicité des engagements sont réputés satisfaites si la publication est effectuée par l’intermédiaire d’une structure, représentative au plan national, qui a formulé des préconisations en matière de qualité de service et auxquelles les opérateurs concernés ont adhéré.
Les deux arrêtés du 27 octobre 2021 entrent en vigueur le 1er juillet 2022.
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Loi « Duplomb 2 » : pour le Conseil d’Etat « la proposition de loi ne met pas les autorités publiques en mesure d’agir dans le respect du principe de précaution » (Conseil d’Etat, avis, 26 mars 2026, n°410574)
Par un avis n°4105574 rendu ce 26 mars 2026, le Conseil d'Etat a émis un avis particulièrement sévère sur la proposition de loi (dite "Duplomb 2") "visant à atténuer une surtransposition relative à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques afin d'éviter la...
Urbanisme : la circonstance que le terrain d’assiette du projet soit devenu inconstructible ne fait pas obstacle à la régularisation du permis de construire (Conseil d’Etat, 31 mars 2026, n°494252)
Par une décision de section n°494252 rendue ce 31 mars 2026, le Conseil d'Etat a précisé que la circonstance que le terrain d'assiette du projet soit devenu inconstructible ne fait pas, seule, obstacle à ce que l'autorisation d'urbanisme puisse faire l'objet d'une...
Certificats d’économies d’énergie (CEE) : publication de l’arrêté du 26 mars 2026 relatif à l’indépendance des organismes d’inspection
L’arrêté du 26 mars 2026 relatif à l’indépendance des organismes d’inspection dans le cadre du dispositif des certificats d’économies d’énergie a été publié au journal officiel de la République française du 31 mars 2026. Il modifie l’arrêté du 21 décembre 2025 qui...
Solaire : le bénéfice du tarif nul d’accise sur les opérations d’autoconsommation n’est pas subordonné à la condition matérielle d’une «connexion physique directe» entre l’installation de production et l’installation de consommation (Conseil d’État, 30 mars 2026, n°506355)
Par une décision n°506355 du 30 mars 2026, le Conseil d'Etat a annulé le commentaire administratif publié par l'administration (DGFIP) le 21 mai 2025 au BOFIP (Bulletin officiel des finances publiques – Impôts) sous la référence BOI-RES-EAT-000208, ainsi que les...
éolien : circulaire du 20 mars 2026 relative à l’appréciation des projets de renouvellement des parcs éoliens terrestres (repowering)
La ministre de la transition écologique a mis en ligne, le 26 mars 2026, la circulaire du 20 mars 2026 relative à l’appréciation des projets de renouvellement des parcs éoliens terrestres. Une circulaire qui abroge la précédente circulaire du 5 septembre 2025 mais en...
Économie circulaire : le rechapage des pneumatiques usagés au cœur de la modification du cahier des charges
Par un arrêté du 25 mars 2026, publié au JO du 27 mars, le ministre chargé de la Transition écologique a modifié le cahier des charges de la filière de responsabilité élargie du producteur (REP) des pneumatiques. Présentation. Révision à la baisse de l’objectif de...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.






