En bref
[communiqué] Le cabinet Gossement Avocats ne participe à aucun « classement » de cabinet d’avocats
[Conférence] 10 décembre 2025 : grande conférence sur l’avenir de l’énergie solaire, au salon Energaïa, organisée par Tecsol
[Soirée débat] 9 décembre 2025 – « Désinformation climatique : le rôle du droit face au brouillage du réel »
Un maire peut refuser le permis de construire d’un poulailler industriel en raison du manque d’eau, en tenant compte du changement climatique (jurisprudence cabinet)
[Loi climat et résilience] Bâtiment, certificats d’économies d’énergie, artificialisation des sols : le point sur les nouvelles dispositions du Titre « Se loger » adoptées par l’Assemblée nationale
Ce 4 mai 2021, l’Assemblée nationale achève l’examen en première lecture du projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets. Le point sur les principales nouvelles dispositions adoptées par les députés sur le titre « Se loger ».
I. Sur la rénovation énergétique des bâtiments
Le cadre juridique de la rénovation écologique des bâtiments a été renforcé, avec de nouvelles mesures visant à mettre fin aux « passoires » thermiques. En particulier, les députés ont voté la fin progressive de la location des logements les plus énergivores, une obligation d’audit énergétique et l’affichage des recommandations du diagnostic de performance énergétique (cf. article 39 à 45 ter du projet de loi).
II. Sur la lutte contre la fraude aux certificats d’économies d’énergie
Une nouvelle disposition a été introduite de manière à renforcer, par ordonnance, la lutte contre la fraude aux certificats d’économies d’énergie (cf. article 46 bis du projet de loi). Elle intervient à la suite de l’avis du 24 février 2021 rendu par lequel le Conseil d’Etat a précisé que les CEE obtenus par fraude et cédés à un tiers ne peuvent pas faire l’objet d’une annulation dans le compte du nouveau détenteur (cf. CE avis, 24 février 2021, Sté Thévenin et Ducrot distribution, n°447326 et notre analyse).
Pour une présentation complète de ce nouveau dispositif de lutte contre la fraude aux CEE : notre article daté du 27 mars 2021.
III. Sur l’artificialisation des sols
Les dispositions relatives à l’artificialisation des sols ont sans doute été les plus débattues lors de l’examen du projet de loi.
Ainsi, la définition de l’artificialisation des sols a été complétée comme suit : « Un sol est regardé comme artificialisé si l’occupation ou l’usage qui en est fait affectent durablement tout ou partie de ses fonctions écologiques, en particulier ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques ainsi que son potentiel agronomique. Les surfaces de pleine terre ne sont pas considérées comme artificialisées » (cf. article 48 du projet de loi).
Par ailleurs, les députés n’ont pas modifié l’objectif de réduction du rythme de l’artificialisation mais ont introduit de nouveaux outils pour atteindre cet objectif, tels que la revalorisation des friches et la surélévation des bâtiments existants (cf. article 48 du projet de loi).
Ils ont également voté une mesure très débattue : le refus d’une autorisation d’exploitation commerciale pour les projets qui engendreraient une artificialisation des sols. Toutefois, une dérogation peut être accordée, sous conditions, aux surfaces de vente inférieures à 10 000 m2 (cf. article 52 du projet de loi).
Lors des débats, le cas des entrepôts logistiques – incluant les entrepôts de e-commerce – a été étudié. En effet, ces entrepôts ne sont pas soumis à l’autorisation d’exploitation commerciale et donc à l’interdiction d’artificialisation des sols. Toutefois, les amendements visant à imposer aux entrepôts logistiques les mêmes règles que celles applicables aux surfaces commerciales ont été rejetés.
Margaux Bouzac, avocate et Isabelle Michel, juriste.
Cabinet Gossement Avocats
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Programmation pluriannuelle de l’énergie : le décret n° 2026-76 du 12 février 2026 a été publié au journal officiel. Voici ce qu’il faut en retenir
Par un décret n° 2026-76 du 12 février 2026, le Gouvernement a publié la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie : un décret et, en annexe, un document comportant les nouveaux objectifs de développement des différentes sources de production d’énergies...
Vélo : le Gouvernement propose d’affaiblir l’obligation pour les collectivités territoriales de créer des pistes cyclables (projet de loi-cadre relatif au développement des transports)
Le ministre des transports a présenté en conseil des ministres, le 11 février 2026, le projet de loi-cadre relatif au développement des transports dont l'article 21 prévoit d'affaiblir considérablement, s'il était adopté, le contenu de l'obligation - créée il y a...
Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) : le Gouvernement dévoile ses nouveaux objectifs avec une clause de revoyure en 2027
Le Gouvernement a dévoilé, ce jeudi 12 février 2026, le contenu de la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) comportant notamment les nouveaux objectifs de développement des différentes sources de production d'énergies électriques et non...
Économie circulaire : le rechapage des pneumatiques usagés, enjeu clé de la modification en cours du cahier des charges des éco-organismes de la filière REP des pneumatiques
La ministre de la transition écologique a soumis à consultation publique un projet d’arrêté modifiant les cahiers des charges éco-organismes et des organismes coordonnateurs de la filière à responsabilité élargie du producteur des pneumatiques annexés à l’arrêté du 27...
Dérogation espèces protégées : un projet « d’intérêt national majeur répondant à une raison impérative d’intérêt public majeur » est d’abord un grand projet (Conseil d’Etat, 6 février 2026, n°500384)
Par une décision n°500384 du 6 février 2026, le Conseil d'Etat a rejeté le recours par lequel plusieurs associations de défense de l'environnement ont demandé l'annulation du décret n°2024-708 du 5 juillet 2024 qualifiant de "projet d'intérêt national majeur" (PINM)...
Urbanisme – planification : comment un plan local d’urbanisme peut-il fixer des exceptions à ses propres règles générales ? (Conseil d’Etat, 28 janvier 2026, n°500730)
Par une décision rendue ce 28 janvier 2026 (n°500730), le Conseil d’Etat a précisé les conditions des exceptions pouvant être prévues par le plan local d’urbanisme pour adapter les règles générales qu’il contient. A défaut, ces exceptions sont illégales ou peuvent...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.






