En bref
[communiqué] Le cabinet Gossement Avocats ne participe à aucun « classement » de cabinet d’avocats
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] 𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐬 (𝐙𝐀𝐍) : 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟔 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟔
Solaire : le juge administratif précise son contrôle de la prévention des atteintes aux espèces protégées pour un projet de centrale solaire sur un site pollué (CAA Marseille, 19 mars 2026, n°24MA01751 – Jurisprudence cabinet)
Qu’est-ce qu’un « avocat en droit de l’environnement » ? Nos réponses sur l’accès, l’exercice et l’évolution du métier
Contrats climat : publication du décret n°2022-616 du 22 avril 2022 relatif à l’obligation de déclaration sur la plateforme numérique « publicité responsable »
Le Gouvernement a publié au journal officiel de ce 25 avril 2022, un nouveau décret d’application de la loi « climat et résilience » du 22 août 2021 qui est, lui aussi, relatif à l’encadrement des allégations environnementales dans la publicité. Ce décret n°2022-616 du 22 avril 2022 précise les conditions d’exécution de l’obligation de déclaration sur la plateforme numérique www.publicite-responsable.ecologie.gouv.fr Analyse.
- L’article 14 de cette loi prévoit que L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) encourage la signature de codes bonne conduite en faveur d’une publicité responsable, appelés également « contrats climats ».
- Pour encourager les annonceurs à signer un « contrat climat », l’article 7 de la loi « climat et résilience » impose à certaines entreprises de se déclarer sur une plateforme numérique : www.publicite-responsable.ecologie.gouv.fr Ainsi, toute personne pourra savoir, parmi ces entreprises, quelles sont celles qui ont ou non signé un « contrat climat ».
- Le décret n°2022-616 du 22 avril 2022, objet de la présente note, a été pris pour l’application de cet article 7 de la loi « climat et résilience ». Il précise quelles sont les entreprises soumises à cette obligation de déclaration auprès de cette plateforme numérique.
- soumis à affichage environnemental obligatoire en application de l’article L.541-9-11 du code de l’environnement ;
- OU à une étiquette énergie obligatoire au titre de l’article 16 du règlement (UE) 2017/1369 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2017 établissant un cadre pour l’étiquetage énergétique et abrogeant la directive 2010/30/ UE,
- OU à une étiquette obligatoire au titre de l’article L. 318-1 du code de la route ;
- ET dont les investissements publicitaires sont supérieurs ou égaux à 100 000 € par an.
« Un affichage destiné à apporter au consommateur une information relative aux impacts environnementaux ou aux impacts environnementaux et au respect de critères sociaux d’un bien, d’un service ou d’une catégorie de biens ou de services mis sur le marché national est rendu obligatoire, dans les conditions et sous les réserves prévues à l’article L. 541-9-12.
Cet affichage s’effectue par voie de marquage ou d’étiquetage ou par tout autre procédé adapté. Il est visible ou accessible pour le consommateur, en particulier au moment de l’acte d’achat.
L’information apportée fait ressortir, de façon fiable et facilement compréhensible pour le consommateur, l’impact environnemental des biens et services considérés sur l’ensemble de leur cycle de vie. Elle tient compte des impacts environnementaux des biens et services considérés, pris en compte selon leur pertinence pour une catégorie donnée, notamment en termes d’émissions de gaz à effet de serre, d’atteintes à la biodiversité et de consommation d’eau et d’autres ressources naturelles. Elle tient également compte des externalités environnementales des systèmes de production des biens et services considérés, évaluées scientifiquement, en particulier pour les produits agricoles, sylvicoles et alimentaires.
Cet affichage fait également ressortir, de façon fiable et facilement compréhensible pour les consommateurs, l’impact spécifique en termes d’émissions de gaz à effet de serre des biens et services sur l’ensemble de leur cycle de vie.«
Ces dispositions appellent la publication d’un décret d’application, comme le précise l’article L.541-9-12 du même code. Ce décret doit :
- fixer la liste des catégories de biens et de services soumis à cette obligation d’affichage environnemental ;
- définir, pour chaque catégorie de biens et de services concernés, la méthodologie à utiliser ainsi que les modalités d’affichage retenues ;
- préciser que, pour les autres catégories de biens et de services, l’affichage volontaire se conforme aux prescriptions prévues au même décret.
A noter: l’échéancier des décrets d’application de la loi « climat et résilience » en ligne sur le site Legifrance prévoit que ce décret visé à l’article doit être publié en septembre 2022.
Le contenu du critère relatif au montant des investissements publicitaires. Le décret n°2022-616 du 22 avril 2022, objet de la présente note, apporte les précisions suivantes à l’article R. 229-125 du code de l’environnement s’agissant du contenu de ce dernier critère relatif au montant des investissements publicitaires.
Les dépenses concernées sont :
- il s’agit de « dépenses publicitaires nettes »
- elles sont enregistrées au cours du dernier exercice comptable des producteurs assujettis à l’obligation de déclaration auprès d’une plateforme numérique ;
- elles comprennent l’ensemble des dépenses, hors taxes d’annonces et insertions – notamment les publicités diffusées par voie télévisuelle et numérique -, de catalogues et imprimés ayant vocation à être le support d’une communication commerciale relatifs à des produits et services de l’entreprise, à l’exclusion des catalogues présentant de façon exhaustive aux professionnels et aux particuliers les caractéristiques et/ou les prix des produits et services, et de toute autre dépense ;
- elles doivent avoir été engagées à des fins d’opérations publicitaires réalisées sur le territoire français ;
- elles sont diminuées du montant des remises, rabais, ristournes ou autres réductions de prix obtenues. »
La procédure de déclaration. le décret n°2022-616 du 22 avril 2022 créé un nouvel article R. 229-124 au sein du code de l’environnement qui précise :
- que les producteurs concernés doivent effectuer cette déclaration entre le 1er janvier et le 31 mai de chaque année ;
- cette déclaration doit porter sur l’ensemble des noms commerciaux, marques ou enseignent sur lesquels ces producteurs sont titulaires de droits ;
- cette déclaration doit préciser si son auteur souscrit ou non à un contrat climat
L’article article R. 229-124 dispose :
« I. – Entre le 1er janvier et le 31 mai de chaque année civile, les importateurs, distributeurs ou autres metteurs sur le marché des biens et services mentionnés à l’article R. 229-125 du code de l’environnement sont tenus de se déclarer sur une plateforme numérique dont les données sont rendues publiques, mise en place par le ministère chargé de l’environnement, accessible à l’adresse www.publicite-responsable.ecologie.gouv.fr.
Lorsque des importateurs, distributeurs ou autres metteurs sur le marché des biens et services mentionnés à l’article R. 229-125 du code de l’environnement sont titulaires des droits sur un ou plusieurs noms commerciaux, marques ou enseignes, la déclaration qu’ils effectuent pour leur compte en application du présent article inclut également, sauf mention contraire expresse, l’ensemble des importateurs, distributeurs et leurs réseaux de détaillants ou autres metteurs sur le marché des biens et services mentionnés à l’article R. 229-125 autorisés par eux à exploiter les noms commerciaux, marques et enseignes concernés. Le déclarant peut procéder à une déclaration au nom et pour le compte de plusieurs entités juridiques soumises à cette obligation. Il en indique la liste le cas échéant.
II. – Le déclarant précise, à des fins de communication publique, s’il souscrit, ou s’il ne souscrit pas, à un ou des codes de bonne conduite, dits « contrats climat » sectoriels ou transversaux mentionnés à l’article 14 de la loi du 30 septembre 1986.
III. – Chaque déclarant reçoit confirmation de sa déclaration par voie électronique sous dix jours ouvrés. »
– justifier de l’absence de déclaration sur la plateforme en fournissant les pièces financières ou comptables nécessaires ;
– ou régulariser leur situation en procédant à la déclaration prévue à l’article R. 229-124.
II. Le contenu de la plateforme numérique « publicité responsable »
L’article L.229-67 précité précise quel doit être le contenu de cette plateforme numérique.
Chaque année, les pouvoirs publics publient la liste des entreprises mentionnées au même premier alinéa [les débiteurs de l’obligation de déclaration] qui souscrivent et de celles qui ne souscrivent pas à des codes de bonne conduite sectoriels et transversaux mentionnés à l’article 14 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication.
A compter du 15 juillet 2022, la liste des entreprises engagées dans une démarche de « contrat climat » sera accessible ici : https://www.publicite-responsable.ecologie.gouv.fr/
Arnaud Gossement
Avocat associé – docteur en droit
professeur associé à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Dérogation espèces protégées : le périmètre de la recherche d’une éventuelle « solution alternative satisfaisante » dépend de l’objectif poursuivi par le concepteur du projet (Conseil d’Etat, 7 mai 2026, n°496357)
Par une décision n°496357 rendue ce 7 mai 2026, le Conseil d'Etat a fourni d'importantes précisions quant au contenu de la condition d'octroi d'une dérogation espèces protégées relative à l’absence de "solution alternative satisfaisante » et, plus précisément, quant...
Épandage : publication du décret n°2026-357 du 7 mai 2026 encadrant le retour au sol des matières fertilisantes et supports de culture
Le Gouvernement a publié au journal officiel du 10 mai 2026, le décret n°2026-357 du 7 mai 2026 fixant les modalités de surveillance et d'identification des critères de qualité agronomique et d'innocuité des matières fertilisantes et des supports de culture. Un texte...
Déchets du bâtiment : trois députés proposent une refondation de la filière selon un scénario différent de celui défendu par le Gouvernement
La prévention et la gestion des déchets du bâtiment est un enjeu écologique et économique crucial puisque 42 millions de tonnes de ces déchets sont produits chaque année en France soit l’équivalent de la quantité totale de déchets produits annuellement par les ménages...
Certificats d’économies d’énergie : des députés du groupe « Droite républicaine » déposent une proposition de loi pour supprimer le dispositif
Mme Anne-Laure Blin et dix autres députés du groupe "Droite républicaine" ont déposé à l'Assemblée nationale, ce 28 avril 2026, une proposition de loi visant à supprimer les certificats d’économie d’énergie. Si les députés auteurs de cette proposition de loi...
Biogaz : la trajectoire d’incorporation des certificats de production de biogaz pour la période post-2028, actuellement en consultation publique
La trajectoire sur l’incorporation des CPB confirme l’importance sinon la priorité accordée au dispositif des CPB pour soutenir et valoriser la production de biométhane, sur les autres modes de valorisation (contrat d’achat et contrat d’achat de gré à gré de biogaz – les BPA – hors mobilité et mobilité).
Solaire : ce qu’il faut retenir du cahier des charges modifié de la nouvelle période d’appel d’offres pour les centrales solaires au sol
Le 29 avril 2026, l'Etat a publié le nouvel appel d’offres portant sur la réalisation et l’exploitation d’installations de production d’électricité à partir de l’énergie solaire par les centrales au sol. La Commission de régulation de l'énergie a mis en ligne le...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.





