En bref
[communiqué] Le cabinet Gossement Avocats ne participe à aucun « classement » de cabinet d’avocats
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] 𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐬 (𝐙𝐀𝐍) : 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟔 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟔
Solaire : le juge administratif précise son contrôle de la prévention des atteintes aux espèces protégées pour un projet de centrale solaire sur un site pollué (CAA Marseille, 19 mars 2026, n°24MA01751 – Jurisprudence cabinet)
Qu’est-ce qu’un « avocat en droit de l’environnement » ? Nos réponses sur l’accès, l’exercice et l’évolution du métier
Energie : publication du décret n°2018-243 du 5 avril 2018 organisant la mise aux enchères des garanties d’origine de l’électricité d’origine renouvelable
Le Gouvernement vient de publier le décret n°2018-243 du 5 avril 2018, pris en application de cet article L. 314-14-1 du code de l’énergie, pour encadrer l’émission, le transfert et l’annulation des garanties d’origine et définir les modalités et les conditions de leur mise aux enchères. Le décret précise les règles particulières encadrant l’émission des garanties d’origine au titre d’une production d’électricité autoconsommée.
Pour rappel, la loi du 24 février 2017 avait inséré au sein du code de l’énergie, un nouvel article L. 314-14-1 qui prévoit une mise aux enchères d’office, au bénéfice de l’Etat, des garanties d’origine issues de l’électricité d’origine renouvelable produite à partir d’installations bénéficiant d’un dispositif de soutien (contrat d’obligation d’achat ou contrat de complément de rémunération), dès lors que ces garanties d’origine ne sont pas émises par le producteur dans un délai déterminé.
C’est en application de cette loi qu’a été publié le décret n°2018-243 du 5 avril 2018.
I. Sur les dispositions encadrant l’émission, le transfert et l’annulation des garanties d’origine
En premier lieu, le décret modifie la procédure de mise en concurrence permettant de désigner l’organisme en charge de la délivrance, du transfert et de l’annulation des garanties d’origine (cf. article 4 du décret, modifiant l’article R. 314-54 du code de l’énergie).
En deuxième lieu, lorsqu’un producteur demande l’émission d’une garantie d’origine, l’organisme en charge du registre national et de la mise aux enchères des garanties d’origine, en informe le ministre en charge de l’énergie (cf. article 4 du décret, création d’un nouvel article R. 314-58-1).
Dans ce cas, le ministre en informe immédiatement le cocontractant lequel, en application de l’article L. 314-14 du code de l’énergie, résilie immédiatement le contrat conclu au titre du mécanisme de soutien et met en recouvrement les sommes mentionnées au titre de cet article.
En troisième lieu, la demande d’émission de garanties d’origine dans le cadre d’un contrat d’obligation d’achat ou de complément de rémunération doit être adressée par le producteur au plus tard deux mois après le dernier jour de la période de production faisant l’objet de la demande (cf. ajout à l’article R. 314-59 du code de l’énergie).
II. Sur les règles particulières applicables à l’émission des garanties d’origine au titre d’une production d’électricité autoconsommée
En premier lieu, s’agissant de l’émission de garanties d’origine au terme d’une opération d’autoconsommation individuelle, est subordonnée à la condition que l’installation de production soit équipée de dispositifs de comptage dédiés, installés par le gestionnaire de réseau public auquel l’installation est raccordée.
Le décret précise que la configuration technique de l’installation doit permettre de mesurer de manière séparée la puissance injectée et soutirée d’une part, ainsi que d’autre part, la puissance totale produite en sortie des machines électrogènes, minorée de la puissance consommée par les auxiliaires (cf. nouvel article R. 314-67-1 du code de l’énergie).
En deuxième lieu, l’émission de garanties d’origine par la personne morale organisatrice d’une opération d’autoconsommation collective est subordonnée à la condition que les sites de production et de consommation, participant à l’opération, soient équipés de dispositifs de comptage installés par le gestionnaire de réseau public auquel les installations de production sont raccordées et permettant de calculer : les quantités produites, autoconsommées, injectées et le cas échéant, soutirées (cf. même article).
Les prescriptions relatives à la configuration technique précisées ci-dessus sont également reprises dans l’hypothèse d’une autoconsommation collective.
La personne morale organisatrice de l’opération d’autoconsommation collective est l’émetteur des garanties d’origine. Lorsque les garanties d’origine sont transférées aux personnes participant à l’opération, l’utilisateur est la personne morale désignée ci-dessus, ou une personne participant à cette opération. Dans ce cas, la personne morale indique à l’organisme chargé de délivrer les garanties d’origine, la répartition de ces garanties entre les personnes participantes (nouvel article R. 314-76-3 du code de l’énergie).
En troisième lieu, la demande d’émission de garanties d’origine portant sur l’électricité autoconsommée reprend les mêmes éléments que les autres demandes. Il est cependant précisé que dans l’hypothèse où l’installation de production n’est pas directement raccordée au réseau public, le producteur indique le nom du gestionnaire de réseau de son site de consommation.
A noter, enfin, que le décret comprend également des dispositions modifiant ou complétant les dispositions encadrant :
– le contrôle des garanties d’origine (modification de l’article R. 314-69) ;
– la procédure de mise aux enchères des garanties d’origine (création d’une sous-section 6 à la section 2 consacrée aux garanties d’origine) ;
– l’émission des garanties d’origine dans les zones non interconnectées (création d’une sous-section 7).
Emma Babin
Avocate – Cabinet Gossement Avocats
Responsable du bureau de Rennes
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Dérogation espèces protégées : le périmètre de la recherche d’une éventuelle « solution alternative satisfaisante » dépend de l’objectif poursuivi par le concepteur du projet (Conseil d’Etat, 7 mai 2026, n°496357)
Par une décision n°496357 rendue ce 7 mai 2026, le Conseil d'Etat a fourni d'importantes précisions quant au contenu de la condition d'octroi d'une dérogation espèces protégées relative à l’absence de "solution alternative satisfaisante » et, plus précisément, quant...
Épandage : publication du décret n°2026-357 du 7 mai 2026 encadrant le retour au sol des matières fertilisantes et supports de culture
Le Gouvernement a publié au journal officiel du 10 mai 2026, le décret n°2026-357 du 7 mai 2026 fixant les modalités de surveillance et d'identification des critères de qualité agronomique et d'innocuité des matières fertilisantes et des supports de culture. Un texte...
Déchets du bâtiment : trois députés proposent une refondation de la filière selon un scénario différent de celui défendu par le Gouvernement
La prévention et la gestion des déchets du bâtiment est un enjeu écologique et économique crucial puisque 42 millions de tonnes de ces déchets sont produits chaque année en France soit l’équivalent de la quantité totale de déchets produits annuellement par les ménages...
Certificats d’économies d’énergie : des députés du groupe « Droite républicaine » déposent une proposition de loi pour supprimer le dispositif
Mme Anne-Laure Blin et dix autres députés du groupe "Droite républicaine" ont déposé à l'Assemblée nationale, ce 28 avril 2026, une proposition de loi visant à supprimer les certificats d’économie d’énergie. Si les députés auteurs de cette proposition de loi...
Biogaz : la trajectoire d’incorporation des certificats de production de biogaz pour la période post-2028, actuellement en consultation publique
La trajectoire sur l’incorporation des CPB confirme l’importance sinon la priorité accordée au dispositif des CPB pour soutenir et valoriser la production de biométhane, sur les autres modes de valorisation (contrat d’achat et contrat d’achat de gré à gré de biogaz – les BPA – hors mobilité et mobilité).
Solaire : ce qu’il faut retenir du cahier des charges modifié de la nouvelle période d’appel d’offres pour les centrales solaires au sol
Le 29 avril 2026, l'Etat a publié le nouvel appel d’offres portant sur la réalisation et l’exploitation d’installations de production d’électricité à partir de l’énergie solaire par les centrales au sol. La Commission de régulation de l'énergie a mis en ligne le...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.





