En bref
[Communiqué] Loi d’urgence agricole : le cabinet Gossement Avocats dépose une contribution extérieure devant le Conseil constitutionnel contre l’article relatif à l’autorisation de substances néonicotinoïdes en violation du droit à un environnement sain et équilibré, du principe de précaution, du principe de participation du public
Canicule : Arnaud Gossement invité de l’émission « 28 minutes » sur Arte, le 23 juin 2026
📢[webinaire] « L’éco-blanchiment (« greenwashing ») : le point sur le cadre juridique des allégations environnementales ». Matinale du droit de l’environnement du SERDEAUT, le 25 juin 2026
Solaire : Gossement Avocats défend la société Enertrag et obtient une décision favorable pour un parc photovoltaïque couplé avec une activité agricole (Cour administrative d’appel de Lyon)
Programmation pluriannuelle de l’énergie : ce qu’il faut retenir des objectifs en matière d’hydroélectricité
Par un décret n°2026-76 du 12 février 2026, le Gouvernement a publié la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie : un décret et, en annexe, un document comportant les nouveaux objectifs de développement des différentes sources de production d’énergies électriques et non électrique ainsi que des précisions sur les conditions du soutien public à ces énergies. Ce qu’il retenir sur les objectifs en matière de production hydroélectrique.
I. Les nouveaux objectifs de la PP3 pour l’hydroélectricité
Selon le document annexé au décret n°2026-76 précité, l’objectif pour la production d’hydroélectricité est de 26,3 GW (avec stations de transfert d’énergie par pompage – STEP) d’ici 2030 et 28,7 GW (avec STEP) d’ici 2035, contre 25,9 GW de puissance installée en 2023.
Soit un objectif de hausse de 2,8 GW à l’horizon 2035 « en grande partie sur des installations existantes ».
Dans le détail, les 2,8 GW de hausse se répartiront de la manière suivante :
- 1700 MW de STEP « essentielles pour accroître notre capacité de stockage d’électricité » ;
- 610 MW en provenance d’installations d’une puissance supérieure à 4,5 MW (seuil de soumission au régime de la concession) ;
- 44 MW en provenance d’installations d’une puissance inférieure à 4,5 MW.
II. La manière d’atteindre les objectifs : évolution du régime des concessions hydroélectriques, appel d’offres et arrêtés tarifaires
Le document annexé au décret n°2026-76 fait référence, s’agissant des concessions hydroélectriques, à l’accord de principe conclu entre le Gouvernement français et la Commission européenne en août 2025 qui met fin aux « précontentieux » opposant depuis plusieurs années l’Etat français et la Commission au sujet du régime juridique des concessions hydroélectriques – l’un lié à la non-remise en concurrence des concessions échues (2019) et l’autre portant sur la position jugée dominante de la société EDF (2015) -.
A noter qu’une proposition de loi « visant à relancer les investissements dans le secteur de l’hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique », adoptée par les députés le 5 février 2026, tire les conséquences de l’accord susvisé, et prévoit le passage du régime de concession actuel à un régime d’autorisation pour les barrages et centrales hydroélectriques d’une puissance supérieure à 4,5 MW.
Pour les autres dispositifs de soutien, le texte renvoie à des appel d’offres « réguliers selon le développement de la filière » et, pour les petites installations, un soutien par arrêtés tarifaires.
Emma Babin
Avocate associée
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
IA : l’usage abusif de l’intelligence artificielle peut mener à une amende pour recours abusif (état de la jurisprudence)
Les décisions par lesquelles le juge administratif fait part de son agacement grandissant à l'endroit des requêtes mal rédigées à l'aide d'outils d'intelligence artificielle se multiplient. Il est désormais certain que rédiger une requête devant le juge administratif...
Emballages : le point sur les nouvelles obligations issues du règlement PPWR (UE)2025/40 en vigueur depuis le 12 août 2026
Les dispositions du règlement (UE) 2025/40 du 19 décembre 2024 sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR) sont entrées en vigueur le 12 août 2026. L’occasion de faire le point sur les principales mesures prévues par le règlement, dont l’adoption s’inscrit...
Solaire : précision des conditions requises pour bénéficier du report de l’obligation d’équipement des parcs de stationnement (décret n°2026-842 du 7 septembre 2026)
Par un décret n°2026-842 du 7 septembre 2026, le Gouvernement a précisé les conditions requises pour permettre aux propriétaires de parcs de stationnement de bénéficier d'un délai supplémentaire pour satisfaire à leur obligation d'installation. Cette possibilité de...
Le Lagopède alpin et le Grand tétras sont enfin protégés (arrêtés du 12 août et du 3 septembre 2026)
Par deux arrêtés du 12 août et du 3 septembre 2026, les ministres de la transition écologique et de l'agriculture ont, enfin, inscrit le lagopède alpin et le grand tétras sur la liste des espèces d'oiseaux protégés en France. Une excellente nouvelle et une victoire...
Restriction des usages de l’eau : rejet en référé d’une demande de suspension d’un arrêté sécheresse (tribunal administratif de Nice, ref., 25 août 2026, n°2605774)
Les litiges relatifs aux usages de l'eau se multiplient devant le juge administratif. Par une ordonnance n°2605774 rendue ce 25 août 2026, la juge des référés du tribunal administratif de Nice a rejeté la demande, présentée notamment par la commune de Cannes, de...
Urbanisme : le refus de délivrer le permis de construire peut être fondé sur une incomplétude du dossier, sans demande de compléments préalable (Conseil d’Etat, 3 août 2026, n°497092)
Par une décision du 3 août 2026 n°497092, publiée au Recueil, le Conseil d’Etat a jugé que l’autorité administrative compétente peut refuser de délivrer un permis de construire lorsque ce dernier n’est pas complet, sans avoir adressé une demande de compléments...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.






