En bref
[communiqué] Le cabinet Gossement Avocats ne participe à aucun « classement » de cabinet d’avocats
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] 𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐬 (𝐙𝐀𝐍) : 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟔 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟔
Solaire : le juge administratif précise son contrôle de la prévention des atteintes aux espèces protégées pour un projet de centrale solaire sur un site pollué (CAA Marseille, 19 mars 2026, n°24MA01751 – Jurisprudence cabinet)
Qu’est-ce qu’un « avocat en droit de l’environnement » ? Nos réponses sur l’accès, l’exercice et l’évolution du métier
Biogaz : Modification du cadre juridique relatif à la commercialisation et la mise en service des installations de production de biogaz injecté dans le réseau de gaz naturel (décret n°2023-809 du 21 août 2023)
Le décret n°2023-809 du 21 août 2023, publié au Journal officiel du 23 août, modifie certaines dispositions règlementaires encadrant la commercialisation du biogaz. Un second décret n°2023-810 du même jour précise les modalités d’application des sanctions en cas de méconnaissance des dispositions encadrant la commercialisation du biogaz, en cas de fraude, manquement ou de non-conformité de l’installation de production. Présentation.
Résumé
Le décret n°2023-809 du 21 août 2023 contient les principales mesures suivantes :
- §Un élargissement des installations de production et des technologies utilisées en vue de produire du biométhane susceptibles de bénéficier d’un contrat d’achat à la suite d’un appel d’offres (cf. modification de l’article R. 446-12-2 du code de l’énergie) ;
- §Un allongement à trois ans de la durée de suspension en ce qui concerne le délai de mise en service de l’installation, en cas de recours dirigé contre les autorisations administrative, en ce qui concerne les contrats d’achat à tarif règlementé conclus avant le 24 novembre 2020 ;
- §La durée limitée à deux ans de la suspension du délai de mise de l’installation de production en cas de recours a été supprimée s’agissant des contrats d’achat conclus à l’issue d’un appel d’offres.
Allègement du dossier de demande à transmettre au préfet de région en vue de conclure un contrat d’achat ou candidater à un appel d’offres
Le décret n°2023-809 simplifie – à la marge toutefois – le dossier de demande que le producteur de biogaz doit présenter au préfet de région en vue de bénéficier d’un contrat d’obligation d’achat ou un dossier de candidature dans le cadre d’une procédure d’appel d’offres. Le producteur est dispensé d’annexer à son dossier l’arrêté tarifaire applicable au contrat d’achat ou le cahier des charges de l’appel d’offres auquel il prévoit de candidater.
Élargissement du bénéfice de l’obligation d’achat du biométhane à la suite d’un appel d’offres à l’ensemble des installations de production de biométhane
Le décret n°2028-809 modifie l’article R. 446-12-2 du code de l’énergie, lequel prévoit désormais que peuvent bénéficier d’un contrat d’obligation d’achat les installations de production de biométhane suivantes :
- En installation de stockage de déchets non dangereux à partir de déchets ménagers et assimilés ;
- Par méthanation ;
- Par la méthanisation, la gazéification ou la pyrolyse de produits ou déchets non dangereux.
Le décret élargit la liste des installations de production ainsi que les technologies utilisées en vue de produire du biométhane, qui sont éligibles à la conclusion d’un contrat d’obligation d’achat à l’issue d’une procédure d’appel d’offres.
Le texte prévoit, en outre, qu’un arrêté interministériel doit préciser la liste des produits et déchets qui pourront être utilisés comme intrants, après avis de l’ANSES.
Réduction du délai pour déposer une offre dans le cadre d’un appel d’offres de six mois à 35 jours
Ce délai est réduit à 35 jours, au lieu des six mois prévu à l’article R. 446-12-3 du code de l’énergie, afin, selon la notice, d’aligner le délai entre la date de publication de l’avis d’appel d’offres au Journal officiel de l’Union européenne et la limite de dépôt des dossiers de candidature à l’appel d’offre avec le délai applicable pour les appels d’offres relatifs aux installations de production d’électricité renouvelable.
Allongement ou suppression de la durée de suspension du délai de mise de l’installation de production dans le cadre d’un contrat d’obligation d’achat à tarif règlementé ou conclu à l’issue d’un appel d’offres en cas de recours contentieux
Pour mémoire, les articles R. 446-12-19 du code de l’énergie s’agissant des contrats d’achat conclus à l’issue d’un appel d’offres et D. 446-10 du même code pour les contrats d’achat à tarif règlementé prévoient que la mise en service de l’installation doit avoir lieu dans un délai de trois ans à compter de la date de signature du contrat d’achat. Il est également prévu qu’en cas de recours contentieux dirigé contre l’une des autorisations nécessaires en vue de la production de biométhane, ce délai peut être suspendu dans la limite d’une durée de deux ans.
Par dérogation à l’article D. 446-10 précité, le décret n°2021-1273 du 30 septembre 2021 prévoit, à l’article 11, que la suspension du délai de mise en service n’est pas applicable aux installations de production pour lesquelles le contrat d’achat avait été signé avant le 24 novembre 2020.
Le décret n°2023-809 apporte plusieurs modifications aux dispositions susvisées :
- §Il supprime la limite à deux ans la durée de la suspension prévue à l’article R. 446-12-19 applicable aux contrats d’achat conclus à l’issue d’un appel d’offres ;
- §Il prévoit que les contrats d’achat à tarif règlementé conclus avant le 24 novembre 2020 peuvent bénéficier de la suspension du délai de mise en service de l’installation en cas de recours, pour une durée maximale de trois ans et à la condition que ces contrats aient fait l’objet d’un avenant ou d’une modification « ayant cet objet » après l’entrée en vigueur du décret n°2023-809.
Précisions sur les modalités d’application des sanctions à un producteur en cas de fraude
Le décret n°2023-810 du 21 août 2023 insères deux nouveaux articles au sein de la sous-section du code de l’énergie relative aux sanctions en cas de méconnaissance des dispositions encadrant la commercialisation du biogaz. les articles R. 446-6-6-1 et R. 446-6-2 prévoient ainsi qu’en cas de fraude, le producteur s’expose, à l’issue d’une procédure contradictoire à l’initiative du préfet de région, à la résiliation du contrat d’achat et au remboursement de son cocontractant des sommes perçus en application du contrat d’achat depuis la fraude.
Emma Babin
Avocate
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Etude d’impact : son auteur doit analyser « les principaux effets indirects du projet » y compris ceux produits à l’étranger. En principe.
Aux termes d’une décision, aussi importante que subtile, rendue ce 28 avril 2026, le Conseil d’État a précisé que l’étude d’impact d’un projet – ici celui de la bioraffinerie de La Mède – doit comporter une analyse de ses « principaux effets indirects » sur...
Climat : l’Assemblée générale des Nations-Unies vote une résolution importante sur les obligations des Etats en matière de lutte contre le changement climatique
Le 20 mai 2026, l'Assemblée générale des Nations-Unies a voté une résolution par laquelle les Etats membres de l'ONU, à l'exception des Etats-Unis et de la Russie, ont entendu partager une lecture commune de l'avis consultatif rendu le 23 juillet 2025 par la Cour...
Simplification : les députés veulent réduire la possibilité pour l’administration de refuser une autorisation environnementale (projet de loi d’urgence agricole)
Le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles est actuellement examiné à l'Assemblée nationale en première lecture. En commission des affaires économiques, les députés ont adopté un amendement CE1095, déposé par les rapporteurs, qui tend à...
📢[webinaire] « L’autorisation environnementale : le point sur le droit applicable », matinale SERDEAUT Paris I le jeudi 21 mai 2026
Le SERDEAUT Centre de recherches, centre de recherches de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne co-dirigé par le professeur Norbert Foulquier, organise un cycle de conférences mensuelles : "Les matinales du droit de l'environnement du SERDEAUT Centre de recherches". Ce...
« Backlash écologique : quand le Parlement fait marche arrière ». La députée Sandrine Le Feur et l’avocat Arnaud Gossement invités du podcast « Dans l’hémicycle » présenté par la journaliste Bérengère Bonte
À quelques jours de l’examen de la loi d’urgence agricole à l’Assemblée nationale (19 mai 2026) et dans un contexte de "backlash écologique" au Parlement, Bérengère Bonte reçoit Sandrine Le Feur, députée EPR de la 4ème circonscription du Finistère, présidente de la...
« Référé pénal environnemental » : l’admission du référé n’est pas subordonnée au constat d’une atteinte effective à l’environnement (Cour de cassation, crim., 5 mai 2026, Pourvoi n° 25-84.870)
Par une décision rendue ce 5 mai 2026, la chambre criminelle de la Cour de cassation a jugé que l'admission du référé environnemental devant le juge des libertés et de la détention (JLD) n'est pas subordonnée au constat d'une atteinte effective à l'environnement. Il...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.




![📢[webinaire] « L’autorisation environnementale : le point sur le droit applicable », matinale SERDEAUT Paris I le jeudi 21 mai 2026](https://www.gossement-avocats.com/wp-content/uploads/2026/05/Affiche-matinale-Serdeaut-AE-21-mai-2026-pdf.jpg)

