En bref
Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) : ce qu’il faut retenir des objectifs en matière de biogaz
[communiqué] Le cabinet Gossement Avocats ne participe à aucun « classement » de cabinet d’avocats
[Conférence] 10 décembre 2025 : grande conférence sur l’avenir de l’énergie solaire, au salon Energaïa, organisée par Tecsol
[Soirée débat] 9 décembre 2025 – « Désinformation climatique : le rôle du droit face au brouillage du réel »
Boues d’épuration et covid-19 : un arrêté précise les modalités d’épandage en période de crise sanitaire
Par un arrêté du 30 avril 2020, la Ministre de la Transition écologique et solidaire précise les modalités d’épandage des boues issues des eaux usées urbaines pendant la période de covid-19 en fonction de leur date d’extraction. Cet arrêté a été publié au Journal officiel du 5 mai 2020.
Rappel du contexte
Cet arrêté intervient en particulier à la suite d’un avis rendu par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement (Anses) le 27 mars 2020 et d’une circulaire ministérielle du 2 avril suivant relative à la gestion des boues de stations de traitement des eaux usées pendant la crise Covid-19.
L’Anses concluait à la faible contamination par le SARS-COV-2 des boues ayant subi un traitement hygiénisant. Elle préconisait ainsi de ne pas épandre sans hygiénisation préalable (à savoir : le compostage, le séchage thermique ou la méthanisation) les boues produites au cours de la période épidémique :
« il est possible de conclure que la contamination par le SARS-CoV-2 devrait être faible à négligeable dans les boues ayant subi un traitement hygiénisant, au regard de l’efficacité des traitements (compostage, séchage thermique, digestion anaérobie thermophile et chaulage).
(…)
Cependant, les informations sur la persistance du SARS-CoV-2 dans les boues non hygiénisées restent insuffisantes pour permettre de proposer avec précision une période d’application de cette mesure après la fin de l’épidémie.
En conséquence, et compte tenu du niveau d’incertitude actuel sur la présence potentielle et le niveau d’infectiosité de SARS-CoV-2 dans les boues n’ayant pas subi de traitement hygiénisant et produites au cours de la période épidémique, il n’est pas possible de définir avec précision une période de stockage au-delà de laquelle le SARS-CoV-2 pourrait être inactivé. En conséquence, l’Agence recommande de ne pas épandre ces boues sans hygiénisation préalable. »
Sur la base de cet avis, la circulaire du 2 avril 2020 a fixé « les prescriptions à respecter en ce qui concerne la gestion des boues issues du traitement des eaux usées (…) pendant la période de l’épidémie de COVID 19 ». Il était prévu que les prescriptions soient reprises par un arrêté, pour leur donner une valeur juridique contraignante. C’est chose faite avec l’arrêté du 30 avril 2020.
Présentation des principales mesures de l’arrêté
A compter du 5 mai 2020, la possibilité d’épandre des boues issues des stations d’épuration dépendra du moment auquel les boues ont été extraites : avant ou pendant l’épidémie.
Pourront être épandues sur les sols :
- Les boues extraites « avant le début d’exposition à risques pour le covid-19 » ;
- Les boues extraites « après le début d’exposition à risques pour le covid-19 » ayant fait l’objet d’une hygiénisation préalable correspondant aux critères prévus par l’article 16 de l’arrêté du 8 janvier 1998 ou à ceux prévus par la norme NFU 44-095.
Les boues extraites durant l’épisode épidémique devront faire l’objet d’une surveillance complémentaire, en particulier par un enregistrement du suivi des températures du processus d’hygiénisation. L’Anses recommandait ce suivi pour s’assurer de l’effectivité de l’hygiénisation.
La date d’entrée dans une zone d’exposition à risques dépend des départements. Les dates qui étaient fixées par la circulaire ont été reprises par l’arrêté. Elles se situent entre mi-mars et fin mars.
Il convient de noter que Mayotte et la Guyane sont également entrées dans une zone d’exposition à risques depuis le 3 avril.
Emilie Bertaina
Avocate – Cabinet Gossement Avocats
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Elevages : le Gouvernement et le sénateur Laurent Duplomb défendent la création d’un cadre juridique spécifique et dérogatoire pour les installations d’élevages d’animaux (projet de loi DDADDUE)
Le mercredi 18 février 2026, le Sénat a adopté en première lecture, le projet de loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, d’information, de transport, de santé,...
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] La dérogation espèces protégées : matinale du droit de l’environnement exceptionnelle ce jeudi 12 mars 2026
L'Université Paris I Panthéon-Sorbonne (SERDEAUT Centre de recherches), centre de recherches de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne dirigé par le professeur Norbert Foulquier, organise un cycle de conférences mensuelles : "Les matinales du droit de l'environnement"....
ICPE – éolien : que se passe-t-il lorsque le préfet refuse de régulariser une autorisation environnementale ? (Conseil d’Etat, 13 février 2026, n°498647)
Par une décision n°498647 rendue le 13 février 2026, le Conseil d'Etat a confirmé que le bénéficiaire d'une autorisation environnementale peut former un recours distinct contre la décision implicite par laquelle un préfet a refusé de prendre une mesure de...
Dérogation espèces protégées : la raison impérative d’intérêt public majeur d’un projet pourrait être reconnue dés le stade de sa déclaration d’utilité publique (projet de loi-cadre relatif au développement des transports)
Le ministre des transports a présenté, ce 11 février 2026, le projet de loi-cadre relatif au développement des transports. L'article 19 de ce projet de loi-cadre modifie plusieurs codes de manière à ce que l'Etat puisse, lors de la déclaration de projet (I) ou de la...
Programmation pluriannuelle de l’énergie : le décret n° 2026-76 du 12 février 2026 a été publié au journal officiel. Voici ce qu’il faut en retenir
Par un décret n° 2026-76 du 12 février 2026, le Gouvernement a publié la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie : un décret et, en annexe, un document comportant les nouveaux objectifs de développement des différentes sources de production d’énergies...
Vélo : le Gouvernement propose d’affaiblir l’obligation pour les collectivités territoriales de créer des pistes cyclables (projet de loi-cadre relatif au développement des transports)
Le ministre des transports a présenté en conseil des ministres, le 11 février 2026, le projet de loi-cadre relatif au développement des transports dont l'article 21 prévoit d'affaiblir considérablement, s'il était adopté, le contenu de l'obligation - créée il y a...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.


![📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] La dérogation espèces protégées : matinale du droit de l’environnement exceptionnelle ce jeudi 12 mars 2026](https://www.gossement-avocats.com/wp-content/uploads/2026/02/affiche-matinale-du-serdeaut-12-mars-2026-dep-400x250.jpg)



