Certificats d’économies d’énergie : le député Julien Aubert (LR) dépose une proposition de résolution

Juin 15, 2018 | Droit de l'Environnement

Une proposition de résolution en application de l’article 34-1 de la Constitution concernant les Certificats d’Economies d’Energie (CEE), n° 1036, a été déposée le 8 juin 2018, par le député Julien Aubert, qui intervient fréquemment sur les questions d’énergie pour le groupe Les Républicains.

Pour rappel, le dispositif des CEE mis en place par la loi du 13 juillet 2005, impose aux fournisseurs d’énergie – qui sont désignés comme étant des « obligés » – de réaliser des économies d’énergie, dont le volume est fixé chaque année. Les économies réalisées sont matérialisées par l’attribution de certificats d’économies d’énergie, véritable bien économique, qui s’échangent sur le marché.

Si l’auteur de la proposition de résolution souligne que ce mécanisme « représente une part déterminante de la politique française en matière d’économies d’énergie », il fait état de ce qui constitue, selon lui, des dysfonctionnements :

– Charge conséquente sur les fournisseurs d’électricité en France ;

– Nature juridique trouble, créant des incertitudes pour les entreprises ;

– Risques de spéculations sur le marché ;

– Risque de fraude documentaire et, corrélativement, renforcement des contrôles ;

Pour ces raisons, la proposition de résolution a pour objet de permettre aux parlementaires d’être davantage associés à la régulation des CEE.

Aux termes de cette proposition de résolution, l’Assemblée nationale :

« 1. Souhaite que le Gouvernement prévoie des modalités d’association et d’information du Parlement pour la fixation des objectifs de volume du dispositif des CEE et à ses modalités de fonctionnement ;

2. Invite le Gouvernement à produire un rapport sur la déclinaison géographique des CEE afin de mieux apprécier comment ils se déploient territorialement ;

3. Plaide pour une clarification du statut comptable et fiscal du CEE afin de donner plus de prévisibilité aux obligés du dispositif ;

4. Encourage le Gouvernement à renforcer les dispositifs de lutte contre la fraude au CEE et les comportements spéculatifs ».

La clarification du statut des CEE serait souhaitable pour accompagner les entreprises qui ont développé leur activité dans ce domaine et qui peuvent parfois éprouver des difficultés à anticiper les non-conformités qui seront soulevées par le PNCEE (organe de contrôle du dispositif, rattaché au Ministère en charge de l’énergie).

Emilie Bertaina

Avocate – Cabinet Gossement Avocats

Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :

Découvrez le cabinet Gossement Avocats

Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.

À lire également

📢[webinaire] « L’éco-blanchiment (« greenwashing ») : le point sur le cadre juridique des allégations environnementales ». Matinale du droit de l’environnement du SERDEAUT, le 25 juin 2026

📢[webinaire] « L’éco-blanchiment (« greenwashing ») : le point sur le cadre juridique des allégations environnementales ». Matinale du droit de l’environnement du SERDEAUT, le 25 juin 2026

Le SERDEAUT Centre de recherches co-dirigé par le professeur Norbert Norbert Foulquier, organise un cycle de conférences mensuelles : "Les matinales du droit de l'environnement du SERDEAUT ". 𝐂𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟐𝟓 𝐣𝐮𝐢𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟔 𝐚̀ 𝟗𝐡𝟑𝟎, 𝐥𝐚 𝐪𝐮𝐚𝐭𝐫𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐚𝐜𝐫𝐞́𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧...

Découvrez le cabinet Gossement Avocats

Notre Cabinet

Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.

Nos Compétences

Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.

Contact

Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.