En bref
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] 𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐬 (𝐙𝐀𝐍) : 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟔 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟔
Qu’est-ce qu’un « avocat en droit de l’environnement » ? Nos réponses sur l’accès, l’exercice et l’évolution du métier
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] La dérogation espèces protégées : matinale du droit de l’environnement exceptionnelle ce jeudi 12 mars 2026
Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) : ce qu’il faut retenir des objectifs en matière de biogaz
Remaniement : le ministre de l’économie dispose d’une compétence chapeau en matière de transition énergétique (décrets du 24 janvier 2024 relatifs aux attributions des ministres de l’économie et de l’écologie)
– Décret n° 2024-38 du 24 janvier 2024 relatif aux attributions du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires
Pour bien lire ces décrets et comprendre de quelle manière s’articulent les attributions des ministres de l’économie et de l’écologie, il convient de distinguer :
– les compétences des ministres, soit leur pouvoir de préparer et de prendre les décisions relatives à une politique publique, par exemple la politique énergétique nationale. Un ministre peut exercer une compétence seul ou en associant un autre ministre qui devra alors contresigner les décisions concernées.
– l’autorité sur les administrations. Un ministre peut avoir autorité seul ou conjointement sur une administration, par exemple la direction générale de l’énergie et du climat.
2. S’agissant de la répartition des compétences entre ces deux ministres
– le ministre de l’économie dispose d’une compétence générale en matière de transition énergétique et d’énergie (article 1er du décret n°2024-28 du 24 janvier 2024)
– le ministre de la transition écologique est compétent pour préparer et mettre en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine du climat et de l’efficacité énergétique (article 1er du décret n° 2024-38 du 24 janvier 2024). Il doit toutefois associer le ministre de l’économie à ses décisions en matière de développement de la chaleur renouvelable, de décarbonation des transports et des bâtiments, de promotion de l’efficacité énergétique, de sûreté et de sécurité nucléaires et de transition vers une économie circulaire (article 2 du décret n° 2024-28 du 24 janvier 2024) .
– lus séparément, ces deux décrets peuvent laisser que le ministre de la transition écologique conserve une compétence en matière de climat et d’efficacité énergétique
– lus ensemble, ces deux décrets révèlent en réalité que, même dans ces domaines, la compétence est partagée entre les deux ministres.
Commentaire détaillé
– le ministre de la transition écologique est compétent pour préparer et mettre en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine du climat et de l’efficacité énergétique (article 1er du décret n° 2024-38 du 24 janvier 2024). Il doit toutefois associer le ministre de l’économie à ses décisions en matière de développement de la chaleur renouvelable, de décarbonation des transports et des bâtiments, de promotion de l’efficacité énergétique, de sûreté et de sécurité nucléaires et de transition vers une économie circulaire (article 2 du décret n° 2024-28 du 24 janvier 2024) .
1. Le ministre de l’économie est compétent, de manière générale, pour préparer et mettre en œuvre la politique du Gouvernement en matière de transition énergétique et d’énergie
L’article 1er du décret n°2024-28 du 24 janvier 2024 précise en effet : « Le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement en matière économique, financière, de concurrence, de consommation et de répression des fraudes, d’économie sociale et solidaire ainsi qu’en matière d’industrie, de transition énergétique et d’énergie, de numérique, d’espace, de services, de petites et moyennes entreprises, d’artisanat, de commerce, de postes et communications électroniques, d’expertise comptable et de tourisme. »
On soulignera que cet article 1er du décret n°2024-28 du 24 janvier 2024 ne fait pas mention du ministre de l’écologie.
2. Le ministre de l’écologie dispose d’une compétence partagée en matière de climat et de l’efficacité énergétique
A s’en tenir aux seules dispositions de L’article 1er du décret n° 2024-38 du 24 janvier 2024 relatifs aux attributions du ministre de la transition écologique, il apparaît que ce dernier est compétent pour préparer et mettre en œuvre la politique du Gouvernement en matière de climat et d’efficacité énergétique.
L’article 1er du décret n° 2024-38 du 24 janvier 2024 précise en effet : « Le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines du développement durable, de la cohésion des territoires, de la lutte contre les inégalités territoriales, notamment dans les quartiers populaires des zones urbaines et les territoires ruraux, de l’environnement, notamment du climat et de l’efficacité énergétique, de la protection de la nature et de la biodiversité, de la prévention des risques naturels et technologiques, de la sécurité industrielle, des transports et de leurs infrastructures, de l’équipement et du logement, de l’urbanisme, de la ville, de l’aménagement et de la lutte contre l’étalement urbain ainsi que de la mer. »
Toutefois, le ministre de la transition écologique n’exerce pas seul cette compétence en matière de climat et d’efficacité énergétique. En effet, les dispositions de cet article 1er du décret n°2024-38 relatif aux attributions du ministre de la transition écologique doivent être lues en relation avec celles de l’article 2 du décret n° 2024-28 du 24 janvier 2024 relatif aux attributions du ministre de l’économie.
2. Le ministre de l’écologie est chargé des négociations européennes et internationales sur la biodiversité terrestre et marine, l’environnement et l’économie circulaire
L’article 1er du décret n° 2024-38 du 24 janvier 2024 précise en effet : « Au titre des relations internationales sur la biodiversité terrestre et marine, l’environnement et l’économie circulaire, il représente le Premier ministre, chargé de la planification écologique et énergétique, dans les négociations européennes et internationales, en concertation avec le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, et veille à l’application des accords conclus.«
La complexité de la répartition des compétences entre les ministres de l’économie et de l’écologie se traduit par une répartition complexe de l’autorité sur la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC).
– Le ministre de l’économie a une autorité générale sur cette administration (article 5 du décret n° 2024-28 du 24 janvier 2024)
– Cette autorité s’exerce toutefois conjointement avec le ministre de la transition écologique pour l’exercice des compétences relatives à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à l’adaptation au changement climatique, à la qualité de l’air et à la réglementation technique des véhicules (article 5 du décret n° 2024-28 du 24 janvier 2024).
1. L’autorité générale du ministre de l’économie sur la direction générale de l’énergie et du climat
Aux termes du décret n°2024-28 du 24 janvier 2024, le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique a autorité sur la direction générale de l’énergie et du climat.
Très important : on notera, en outre, que le ministre de l’économie a autorité, pour l’exercice de certaines attributions, sur le secrétariat général du ministère de la transition écologique. L’article 5 du décret n° 2024-28 du 24 janvier 2024 précise en effet que « Pour l’exercice de ses attributions relatives à l’énergie, aux matières premières et aux mines, le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique a autorité sur le secrétariat général mentionné par le décret du 9 juillet 2008 susvisé.«
2. Une autorité conjointe sur la direction générale de l’énergie et du climat pour l’exercice des compétences relatives à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à l’adaptation au changement climatique, à la qualité de l’air et à la réglementation technique des véhicules
L’autorité sur la DGEC est exercé conjointement avec le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires pour l’exercice des compétences relatives à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à l’adaptation au changement climatique, à la qualité de l’air et à la réglementation technique des véhicules (article 5 du décret n° 2024-28 du 24 janvier 2024)
L’article 3 du décret n°2024-38 du 24 janvier 2024 précise que « S’agissant de la direction générale de l’énergie et du climat, cette autorité s’exerce dans la limite des attributions du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’adaptation au changement climatique, d’efficacité énergétique, de décarbonation, de développement de la chaleur renouvelable, de qualité de l’air et de réglementation technique des véhicules, conjointement avec le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. »
Arnaud Gossement
avocat et professeur associé à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Energie renouvelable : une proposition de loi pour adapter le développement des énergies renouvelables aux capacités des réseaux publics de distribution et de transport d’électricité, en donnant la priorité à certains projets
Le sénateur Michel Masset (RDSE) a déposé au Sénat une proposition de loi "visant à clarifier le déploiement de la production d'énergie solaire sur le territoire". Une proposition de loi qui intéresse le raccordement aux réseaux de public de distribution et de...
Solaire : le juge administratif précise son contrôle de la prévention des atteintes aux espèces protégées pour un projet de centrale solaire sur un site pollué (CAA Marseille, 19 mars 2026, n°24MA01751 – Jurisprudence cabinet)
Par un arrêt n°24MA01751 du 19 mars 2026, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté le recours par lequel des riverains ont demandé l'annulation du permis de construire une centrale solaire au sol, délivré à la société Marseille Soleil. Un projet dont...
Dérogation espèces protégées : l’exploitant d’un parc éolien qui n’est pas mis en service et dont l’environnement est inchangé n’est pas tenu de déposer une demande de dérogation (Conseil d’Etat, 20 mars 202, n°496176)
Par une décision n°496176 du 20 mars 2026, le Conseil d'Etat a jugé qu'une société titulaire de l'autorisation environnementale d'exploiter un parc éolien n'est pas tenue de déposer une demande de dérogation à l'interdiction de destruction d'espèces protégées lorsque...
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] 𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐬 (𝐙𝐀𝐍) : 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟔 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟔
Le SERDEAUT Centre de recherches, centre de recherches de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne co-dirigé par le professeur Norbert Foulquier, organise un cycle de conférences mensuelles : "Les matinales du droit de l'environnement du SERDEAUT Centre de recherches". Ce...
Dérogation espèces protégées : le classement d’une espèce protégée ne porte pas une atteinte excessive au droit de propriété dés lors qu’existe la procédure « dérogation espèces protégées » (Conseil d’Etat, 11 mars 2026, n°500143)
Voici une nouvelle étape du contentieux relatif au projet de construction d'une chapelle et d'un bâtiment d'accueil des pèlerins à Saint-Pierre-de-Colombier (Ardèche), porté par la congrégation religieuse "La Famille A.". Par une décision n°500143 rendue ce 11 mars...
Solaire : réunion de la commission juridique du syndicat Enerplan, le 18 mars 2026
La commission juridique d’Enerplan, le syndicat des professionnels du solaire, se réunira le 18 mars 2026. La commission juridique sera animée par Me Florian Ferjoux (cabinet Gossement Avocats) et Mathilde Regoli (Enerplan). Parmi les sujets abordés, figureront la...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.




![📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] 𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐬 (𝐙𝐀𝐍) : 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟔 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟔](https://www.gossement-avocats.com/wp-content/uploads/2026/03/affiche-matinale-zan-16-avril-2026-400x250.jpg)

