En bref
Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) : ce qu’il faut retenir des objectifs en matière de biogaz
[communiqué] Le cabinet Gossement Avocats ne participe à aucun « classement » de cabinet d’avocats
[Conférence] 10 décembre 2025 : grande conférence sur l’avenir de l’énergie solaire, au salon Energaïa, organisée par Tecsol
[Soirée débat] 9 décembre 2025 – « Désinformation climatique : le rôle du droit face au brouillage du réel »
Energie – ordonnance du 3 mars 2021 : focus sur les modifications du cadre juridique de l’autoconsommation
L’ordonnance n° 2021-236 du 3 mars 2021, publiée au Journal officiel du 4 mars 2021, a pour objet de transposer diverses dispositions de la directive 2018/2001 du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables. Elle vise en particulier à faciliter les opérations d’autoconsommation. Présentation.
Les dispositions de l’ordonnance entreront en vigueur le 1er juillet 2021.
Extension de la définition de l’autoconsommation individuelle à certaines IRVE
L’ordonnance procède à une évolution de la définition de l’autoconsommation individuelle. L’objet de l’évolution est d’accorder le statut d’autoconsommateur individuel à l’opérateur d’une infrastructure de recharge ouverte au public de véhicules électriques et hybrides rechargeables (IRVE) qui s’approvisionne en tout ou partie, pour les besoins de son activité, auprès d’une installation de production d’électricité d’origine renouvelable qu’il exploite située sur le même site.
L’objectif est de faire bénéficier à des opérateurs d’IRVE le régime juridique de l’autoconsommation individuelle. Précision importante : le texte concerne uniquement les IRVE dont l’électricité provient en tout ou en partie d’une installation de production d’électricité d’origine renouvelable exploitée sur le même site. Cela correspond pleinement à l’objet de l’autoconsommation individuelle, qui constitue un outil de développement des énergies renouvelables.
L’opération d’autoconsommation collective étendue est facilitée
Le code de l’énergie prévoit, depuis la publication de la loi PACTE, et à la suite de la publication de la loi Energie climat, une opération d’autoconsommation collective au périmètre étendu. Elle a pour objet de réunir des producteurs et des consommateurs situés dans un périmètre géographique donnée (2 km).
On pouvait cependant regretter la subsistance d’une condition technique de réseau venant limiter le déploiement des opérations d’autoconsommation collective étendue. Les producteurs et consommateurs devaient être raccordés au réseau basse tension d’un unique gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité. Des acteurs directement raccordés au réseau haute tension ne pouvaient donc pas participer à l’opération, même s’ils étaient compris au sein du périmètre géographique de l’opération.
L’ordonnance du 3 mars 2021 vient lever cette barrière, en précisant que les points de soutirage et d’injection des producteurs et consommateurs peuvent être situés sur le réseau public de distribution d’électricité. La condition selon laquelle ils devaient être raccordés au même réseau basse tension est supprimée.
Une catégorie de consommateurs et de producteurs pouvant prétendre à être des acteurs déterminants et très intéressés par l’autoconsommation pourront désormais participer à une opération d’autoconsommation collective.
Que ce soit pour la définition de l’autoconsommation individuelle et celle de l’autoconsommation collective, l’ordonnance apporte la précision selon laquelle l’activité d’autoconsommation ne peut constituer, pour l’autoconsommateur qui n’est pas un ménage, son activité professionnelle ou commerciale principale, ce qui est la reprise d’un élément contenu au sein de la directive 2018/2001.
Formalisation de la suppression du caractère expérimental de l’autoconsommation collective au périmètre étendu
Lorsque le cadre de l’autoconsommation collective au périmètre étendu avait été établi par la loi PACTE du 22 mai 2019, celui-ci était prévu pour être expérimenter sur une période de cinq ans.
L’ordonnance vient clarifier la levée du caractère expérimental engendrée par la publication de la loi relative à l’énergie et au climat.
Elle formalise la suppression du caractère expérimental de l’autoconsommation collective au périmètre étendu qui était contenu dans un article de la loi PACTE.
Florian Ferjoux
Avocat
Gossement Avocats
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Elevages : le Gouvernement et le sénateur Laurent Duplomb défendent la création d’un cadre juridique spécifique et dérogatoire pour les installations d’élevages d’animaux (projet de loi DDADDUE)
Le mercredi 18 février 2026, le Sénat a adopté en première lecture, le projet de loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, d’information, de transport, de santé,...
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] La dérogation espèces protégées : matinale du droit de l’environnement exceptionnelle ce jeudi 12 mars 2026
L'Université Paris I Panthéon-Sorbonne (SERDEAUT Centre de recherches), centre de recherches de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne dirigé par le professeur Norbert Foulquier, organise un cycle de conférences mensuelles : "Les matinales du droit de l'environnement"....
ICPE – éolien : que se passe-t-il lorsque le préfet refuse de régulariser une autorisation environnementale ? (Conseil d’Etat, 13 février 2026, n°498647)
Par une décision n°498647 rendue le 13 février 2026, le Conseil d'Etat a confirmé que le bénéficiaire d'une autorisation environnementale peut former un recours distinct contre la décision implicite par laquelle un préfet a refusé de prendre une mesure de...
Dérogation espèces protégées : la raison impérative d’intérêt public majeur d’un projet pourrait être reconnue dés le stade de sa déclaration d’utilité publique (projet de loi-cadre relatif au développement des transports)
Le ministre des transports a présenté, ce 11 février 2026, le projet de loi-cadre relatif au développement des transports. L'article 19 de ce projet de loi-cadre modifie plusieurs codes de manière à ce que l'Etat puisse, lors de la déclaration de projet (I) ou de la...
Programmation pluriannuelle de l’énergie : le décret n° 2026-76 du 12 février 2026 a été publié au journal officiel. Voici ce qu’il faut en retenir
Par un décret n° 2026-76 du 12 février 2026, le Gouvernement a publié la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie : un décret et, en annexe, un document comportant les nouveaux objectifs de développement des différentes sources de production d’énergies...
Vélo : le Gouvernement propose d’affaiblir l’obligation pour les collectivités territoriales de créer des pistes cyclables (projet de loi-cadre relatif au développement des transports)
Le ministre des transports a présenté en conseil des ministres, le 11 février 2026, le projet de loi-cadre relatif au développement des transports dont l'article 21 prévoit d'affaiblir considérablement, s'il était adopté, le contenu de l'obligation - créée il y a...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.


![📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] La dérogation espèces protégées : matinale du droit de l’environnement exceptionnelle ce jeudi 12 mars 2026](https://www.gossement-avocats.com/wp-content/uploads/2026/02/affiche-matinale-du-serdeaut-12-mars-2026-dep-400x250.jpg)



