En bref
[communiqué] Le cabinet Gossement Avocats ne participe à aucun « classement » de cabinet d’avocats
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] 𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐬 (𝐙𝐀𝐍) : 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟔 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟔
Solaire : le juge administratif précise son contrôle de la prévention des atteintes aux espèces protégées pour un projet de centrale solaire sur un site pollué (CAA Marseille, 19 mars 2026, n°24MA01751 – Jurisprudence cabinet)
Qu’est-ce qu’un « avocat en droit de l’environnement » ? Nos réponses sur l’accès, l’exercice et l’évolution du métier
Loi ASAP : consultation publique sur le projet de décret relatif aux sols pollués et à la cessation d’activité des installations classées pour la protection de l’environnement
Le Ministère de la Transition écologique et solidaire vient d’ouvrir une procédure en ligne de consultation du public s’agissant du « Projet de décret modifiant des dispositions relatives aux sols pollués et à la cessation d’activité des installations classées pour la protection de l’environnement ». Présentation.
I. Le contexte
Ce projet de décret, soumis à consultation du 10 février au 2 mars 2021, est pris en application de l’article 57 de la loi n°2020-1525 du 7 décembre 2020 d’accélération et de simplification de l’action publique (dite « loi ASAP »).
Pour rappel, l’article 57 de la loi ASAP a modifié les dispositions du code de l’environnement relatives à la cessation d’activité des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Cet article a notamment instauré l’obligation pour l’exploitant d’une ICPE de faire attester « par une entreprise certifiée dans le domaine des sites et sols pollués ou disposant de compétences équivalentes en matière de prestations de services dans ce domaine, de la mise en œuvre des mesures relatives à la mise en sécurité ainsi que de l’adéquation des mesures proposées pour la réhabilitation du site, puis de la mise en œuvre de ces dernières ».
II. Le projet de décret
En premier lieu, l’article 1 du projet de décret propose de modifier l’article R. 125-43 du code de l’environnement relatif aux secteurs d’information sur les sols (SIS) pour exclure des SIS :
– Les terrains d’emprise des ICPE en exploitation, y compris en cours de cessation d’activité, sauf lorsque l’exploitant de l’ICPE a disparu ou est insolvable.
– Les terrains d’emprise sur lesquels sont exercées des activités nucléaires.
– Les mines en exploitation, y compris en cours d’arrêt de travaux.
En deuxième lieu, l’article 2 du projet de décret propose d’insérer un nouvel article R. 512-39 au code de l’environnement qui permettrait notamment d’ouvrir la possibilité pour le préfet, sur la base de justifications apportées par l’exploitant, d’autoriser le report de la réhabilitation du site jusqu’à la libération effective des terrains.
En troisième lieu, l’article 3 du projet de décret prévoit de modifier l’article R. 512-39-1 du code de l’environnement pour y inclure l’obligation pour l’exploiter de faire attester, par une entreprise certifiée ou disposant de compétences équivalentes en matière de prestations de services dans ce domaine, de la mise en œuvre des mesures pour assurer la mise en sécurité du site. Cette attestation devra ensuite être transmise à l’inspection des installations classées.
En quatrième lieu, l’article 4 du projet de décret prévoit de modifier l’article R. 5-39-2 du code de l’environnement qui définit les modalités de détermination de l’usage futur des installations soumises à autorisation. Il est notamment proposé d’introduire la possibilité pour le préfet de modifier l’usage au cours des travaux de réhabilitation si l’exploitant est en mesure de démontrer l’impossibilité technique de remplir les exigences fixées préalablement.
En cinquième lieu, l’article 5 du projet de décret propose de modifier l’article R. 512-39-3 du code de l’environnement relatif à la réhabilitation du site pour les installations soumises autorisation. Il est notamment proposé de :
- Fixer un délai de 6 mois après l’arrêt définitif des installations pour transmettre le mémoire de réhabilitation.
- Préciser le contenu du mémoire de réhabilitation.
- Préciser que le mémoire de réhabilitation est accompagné d’une attestation de l’adéquation des mesures proposées pour la réhabilitation du site.
- Introduire un silence vaut accord de quatre mois du préfet sur les travaux et les mesures de surveillance des milieux proposés dans le mémoire de réhabilitation.
- Préciser que l’exploitant fait attester de la conformité des travaux prévus et/ou prescrits par une entreprise certifiée ou disposant de compétences équivalentes en matière de prestations de services dans ce domaine.
- Préciser que le préfet arrête, si nécessaire, les mesures de surveillance, de conservation de la mémoire ou de restriction d’usage.
- Introduire un silence vaut accord de deux mois du préfet pour considérer la cessation d’activité comme achevée.
En dernier lieu, les articles 6 à 17 apportent les précisions suivantes, ainsi résumées :
- les articles 6, 7, 8 et 9 du projet de décret proposent les mêmes modifications en ce qui concerne la mise à l’arrêt définitif d’une installation classée soumise au régime de l’enregistrement.
- l’article 10 du projet de décret propose de modifier l’article R. 512-66-1 du code de l’environnement pour y préciser que l’attestation relative à la mise en sécurité du site, pour les installations soumises à déclaration, doit être réalisée par une entreprise certifiée ou disposant de compétences équivalentes en matière de prestations de services dans ce domaine, et transmise à l’inspection des installations classées, ainsi qu’au maire et au propriétaire du terrain.
- l’article 11 du projet de décret prévoit d’insérer un nouvel article R. 512-66-3 au code de l’environnement pour y lister les rubriques de la nomenclature des ICPE soumises à déclaration pour lesquelles cette attestation de mise en sécurité serait requise.
- l’article 13 du projet de décret propose d’ajouter les articles R. 512-75-1 et R. 512-75-2 au code de l’environnement dont les dispositions viendraient notamment définir les notions de cessation d’activité, de mise à l’arrêt définitif, de mise en sécurité du site et de réhabilitation ou remise en état.
- l’article 15 du projet de décret propose de modifier l’article R. 512-76 du code de l’environnement en vue d’y préciser que le silence gardé par le préfet pendant plus de deux mois après réception de la demande de substitution au tiers demandeur vaut rejet de cette demande.
- l’article 16 du projet de décret propose de modifier l’article R. 556-2 du code de l’environnement pour clarifier le contenu de l’étude de sols prévue à l’article L. 556-2.
- l’article 17 du projet de décret indique que les articles relatifs à la cessation d’activité entrent en vigueur le 1er juin 2022, et les cessations déclarées avant le 1er juin 2022 continuent d’être régies par les dispositions antérieures.
En résumé, l’exploitant d’une installation soumise à autorisation ou enregistrement mise à l’arrêt devra, pour les cessations déclarées à partir du 1er juin 2022, faire attester de la mise en sécurité puis de l’adéquation et de la mise en œuvre de la remise en état par une entreprise certifiée ou disposant de compétences équivalentes en matière de prestations de services dans ce domaine. Dans le cas de certaines installations soumises à déclaration, ces nouvelles obligations se limitent à la mise en sécurité.
Laura Picavez
Avocate – Cabinet Gossement Avocats
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Etude d’impact : son auteur doit analyser « les principaux effets indirects du projet » y compris ceux produits à l’étranger. En principe.
Aux termes d’une décision, aussi importante que subtile, rendue ce 28 avril 2026, le Conseil d’État a précisé que l’étude d’impact d’un projet – ici celui de la bioraffinerie de La Mède – doit comporter une analyse de ses « principaux effets indirects » sur...
Climat : l’Assemblée générale des Nations-Unies vote une résolution importante sur les obligations des Etats en matière de lutte contre le changement climatique
Le 20 mai 2026, l'Assemblée générale des Nations-Unies a voté une résolution par laquelle les Etats membres de l'ONU, à l'exception des Etats-Unis et de la Russie, ont entendu partager une lecture commune de l'avis consultatif rendu le 23 juillet 2025 par la Cour...
Simplification : les députés veulent réduire la possibilité pour l’administration de refuser une autorisation environnementale (projet de loi d’urgence agricole)
Le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles est actuellement examiné à l'Assemblée nationale en première lecture. En commission des affaires économiques, les députés ont adopté un amendement CE1095, déposé par les rapporteurs, qui tend à...
📢[webinaire] « L’autorisation environnementale : le point sur le droit applicable », matinale SERDEAUT Paris I le jeudi 21 mai 2026
Le SERDEAUT Centre de recherches, centre de recherches de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne co-dirigé par le professeur Norbert Foulquier, organise un cycle de conférences mensuelles : "Les matinales du droit de l'environnement du SERDEAUT Centre de recherches". Ce...
« Backlash écologique : quand le Parlement fait marche arrière ». La députée Sandrine Le Feur et l’avocat Arnaud Gossement invités du podcast « Dans l’hémicycle » présenté par la journaliste Bérengère Bonte
À quelques jours de l’examen de la loi d’urgence agricole à l’Assemblée nationale (19 mai 2026) et dans un contexte de "backlash écologique" au Parlement, Bérengère Bonte reçoit Sandrine Le Feur, députée EPR de la 4ème circonscription du Finistère, présidente de la...
« Référé pénal environnemental » : l’admission du référé n’est pas subordonnée au constat d’une atteinte effective à l’environnement (Cour de cassation, crim., 5 mai 2026, Pourvoi n° 25-84.870)
Par une décision rendue ce 5 mai 2026, la chambre criminelle de la Cour de cassation a jugé que l'admission du référé environnemental devant le juge des libertés et de la détention (JLD) n'est pas subordonnée au constat d'une atteinte effective à l'environnement. Il...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.




![📢[webinaire] « L’autorisation environnementale : le point sur le droit applicable », matinale SERDEAUT Paris I le jeudi 21 mai 2026](https://www.gossement-avocats.com/wp-content/uploads/2026/05/Affiche-matinale-Serdeaut-AE-21-mai-2026-pdf.jpg)

