En bref
[communiqué] Le cabinet Gossement Avocats ne participe à aucun « classement » de cabinet d’avocats
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] 𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐬 (𝐙𝐀𝐍) : 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟔 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟔
Solaire : le juge administratif précise son contrôle de la prévention des atteintes aux espèces protégées pour un projet de centrale solaire sur un site pollué (CAA Marseille, 19 mars 2026, n°24MA01751 – Jurisprudence cabinet)
Qu’est-ce qu’un « avocat en droit de l’environnement » ? Nos réponses sur l’accès, l’exercice et l’évolution du métier
Plastiques à usage unique : le Parlement européen donne son accord au projet de directive (résolution du 27 mars 2019)
Par une résolution du 27 mars 2019, le Parlement européen a formellement donné son accord au projet de directive relatif à l’interdiction des plastiques à usage unique élaboré par la Commission européenne le 18 décembre 2018.
L’accord des Etats membres sur ce projet avait été recueilli le 19 janvier dernier.
Comme le précise la Commission dans son communiqué en date du 27 mars, il ne reste qu’une seule étape avant l’adoption définitive de ce texte, l’accord du Conseil européen.
Le texte s’inscrit dans un contexte de profusion législative autant en droit interne qu’en droit européen.
– En droit européen, la directive fait suite au premier projet de directive de la Commission du 28 mai 2018 visant à interdire des produits en plastiques tels que les pailles, les couverts en plastiques et les cotons tiges.
– En droit interne, la France a adopté le 30 octobre 2018 la loi n° 2018-938 dite EGALIM qui bannit les plastiques jetables.
A titre liminaire, nous soulignons que cette directive est une lex specialis c’est-à-dire une norme qui prime en cas de contradiction avec d’autres directives. L’Union européenne a donc souhaité lui conférer une valeur particulière.
En premier lieu, l’apport principal du texte concerne l’interdiction des plastiques à usage unique et fabriqué en plastique oxodégradable, d’ici l’horizon 2021. Notion à laquelle l’Union européenne donne une définition propre et dédie une annexe.
Ainsi, est entendu comme produit en plastique à usage unique » un produit fabriqué entièrement ou partiellement à partir de plastique et qui n’est pas conçu, créé ou mis sur le marché pour accomplir, pendant sa durée de vie, plusieurs trajets ou rotations » (article 3).
A ce titre l’Union met en place plusieurs mesures dont des objectifs de réduction des plastiques sur le territoire de l’Union, réduction de la consommation de gobelets et obligation d’attacher les bouchons aux bouteilles plastiques (article 4).
En deuxième lieu, par son article 8 cette future directive soumet trois nouvelles filières à la responsabilité élargie du producteur :
– Les plastiques à usage unique (1° de l’article 8)
– Les produits de tabac avec des filtres contenant du plastique (considérant 16)
– Les engins de pêche contenant du plastique (considérant 24)
La responsabilité élargie du producteur est un régime qui découle du principe du pollueur-payeur et qui vise à sanctionner les producteurs de déchets, ou tout du moins à les faire participer aux frais de collecte et de traitement.
Ici la directive vient ajouter une obligation supplémentaire pour certains produits qui consiste en la participation aux frais de nettoyage et de sensibilisation (2° article 8). Cette obligation concernera notamment les cigarettes, les récipients pour aliments et boissons, les sachets et emballages en matériaux souples, les sacs en plastiques.
Est entendue comme mesure de sensibilisation l’information du consommateur encourageant à la consommation responsable (article 10)
Toujours dans le cadre de la responsabilité élargie, l’Union européenne souhaite développer la collecte séparée des déchets (article 9). Chose saisissable à travers l’exemple des engins de pêches, la responsabilité élargie passerait par la création de point de collecte dans les installations portuaires (9° article 8).
En dernier lieu, l’article 17 du projet de directive établit un projet de calendrier quant à la transposition des mesures. Il dispose que la transposition doit être réalisée sous deux ans.
Toutefois, il crée également des exceptions et des entrées en vigueur différées. Parmi elles, les dispositions relatives à la responsabilité élargie.
Ainsi : » l’article 8 au plus tard le 31 décembre 2024, mais, en ce qui concerne les régimes de responsabilité élargie des producteurs établis avant le 4 juillet 2018 et en ce qui concerne les produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie E, section III, de l’annexe, au plus tard le 5 janvier 2023 «
Les filières de responsabilité élargie du producteur pour les cigarettes et les filets de pêches devraient donc voir le jour d’ici 2023.
Il reste à voir si ce calendrier ne sera pas modifié par le Conseil européen et si la transposition sera réalisée conformément à ce qui est prévu.
En tout état de cause, le ministère de la transition écologique a fait part de sa volonté à transposer le texte courant 2020.
Laetitia Domenech
Juriste – Cabinet Gossement Avocats
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Etude d’impact : son auteur doit analyser « les principaux effets indirects du projet » y compris ceux produits à l’étranger. En principe.
Aux termes d’une décision, aussi importante que subtile, rendue ce 28 avril 2026, le Conseil d’État a précisé que l’étude d’impact d’un projet – ici celui de la bioraffinerie de La Mède – doit comporter une analyse de ses « principaux effets indirects » sur...
Climat : l’Assemblée générale des Nations-Unies vote une résolution importante sur les obligations des Etats en matière de lutte contre le changement climatique
Le 20 mai 2026, l'Assemblée générale des Nations-Unies a voté une résolution par laquelle les Etats membres de l'ONU, à l'exception des Etats-Unis et de la Russie, ont entendu partager une lecture commune de l'avis consultatif rendu le 23 juillet 2025 par la Cour...
Simplification : les députés veulent réduire la possibilité pour l’administration de refuser une autorisation environnementale (projet de loi d’urgence agricole)
Le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles est actuellement examiné à l'Assemblée nationale en première lecture. En commission des affaires économiques, les députés ont adopté un amendement CE1095, déposé par les rapporteurs, qui tend à...
📢[webinaire] « L’autorisation environnementale : le point sur le droit applicable », matinale SERDEAUT Paris I le jeudi 21 mai 2026
Le SERDEAUT Centre de recherches, centre de recherches de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne co-dirigé par le professeur Norbert Foulquier, organise un cycle de conférences mensuelles : "Les matinales du droit de l'environnement du SERDEAUT Centre de recherches". Ce...
« Backlash écologique : quand le Parlement fait marche arrière ». La députée Sandrine Le Feur et l’avocat Arnaud Gossement invités du podcast « Dans l’hémicycle » présenté par la journaliste Bérengère Bonte
À quelques jours de l’examen de la loi d’urgence agricole à l’Assemblée nationale (19 mai 2026) et dans un contexte de "backlash écologique" au Parlement, Bérengère Bonte reçoit Sandrine Le Feur, députée EPR de la 4ème circonscription du Finistère, présidente de la...
« Référé pénal environnemental » : l’admission du référé n’est pas subordonnée au constat d’une atteinte effective à l’environnement (Cour de cassation, crim., 5 mai 2026, Pourvoi n° 25-84.870)
Par une décision rendue ce 5 mai 2026, la chambre criminelle de la Cour de cassation a jugé que l'admission du référé environnemental devant le juge des libertés et de la détention (JLD) n'est pas subordonnée au constat d'une atteinte effective à l'environnement. Il...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.




![📢[webinaire] « L’autorisation environnementale : le point sur le droit applicable », matinale SERDEAUT Paris I le jeudi 21 mai 2026](https://www.gossement-avocats.com/wp-content/uploads/2026/05/Affiche-matinale-Serdeaut-AE-21-mai-2026-pdf.jpg)

