En bref
Véhicule hors d’usage : le traitement par les centres VHU des véhicules relevant d’un système individuel en l’absence de contrat de gestion est légal (Conseil d’Etat, 30 juillet 2026, n°502483)
[Communiqué] Loi d’urgence agricole : le cabinet Gossement Avocats dépose une contribution extérieure devant le Conseil constitutionnel contre l’article relatif à l’autorisation de substances néonicotinoïdes en violation du droit à un environnement sain et équilibré, du principe de précaution, du principe de participation du public
Canicule : Arnaud Gossement invité de l’émission « 28 minutes » sur Arte, le 23 juin 2026
📢[webinaire] « L’éco-blanchiment (« greenwashing ») : le point sur le cadre juridique des allégations environnementales ». Matinale du droit de l’environnement du SERDEAUT, le 25 juin 2026
Projet de loi pour une économie circulaire : le Gouvernement veut renforcer la lutte contre la publicité incitant à la production de déchets
Le projet de loi relatif à l’économie circulaire souhaite renforcer la lutte contre la publicité incitant à la mise au rebut prématurée des produits.
L’article 5 du projet de loi pour une économie circulaire propose d’insérer un nouvel article L. 541-15-7 dans le code de l’environnement afin de renforcer la lutte contre la publicité incitant à la mise au rebut de produit :
» I. Le titre de la sous-section 1 bis de la section 3 du chapitre Ier du Titre IV du Livre V de la partie législative du code de l’environnement, est ainsi renommé
» Sous-section 1 bis : Lutte contre le gaspillage » ;
II. Après l’article L. 541-15-6 [Gaspillage alimentaire – Don] du code de l’environnement, il est inséré un article L. 541-15-7 [Publicité] ainsi rédigé :
» Arti. L. 541-15-7 [Publicité] – Toute publicité ou action de communication commerciale visant à promouvoir la mise au rebut de produits doit contenir une information incitant à la réutilisation ou au recyclage.
« Est interdite toute publicité ou action de communication commerciale incitant à dégrader des produits en état normal de fonctionnement et à empêcher leur réemploi ou réutilisation. «
L’insertion d’un nouvel article L. 541-15-7 dans le code de l’environnement reprend la 16ème mesure de la Feuille de route pour une économie circulaire (FREC) et vise :
– A inciter à la réutilisation ou au recyclage dans les publicités promouvant la mise au rebut ;
– A interdire des publicités incitant à dégrader des produits en état normal de fonctionnement.
En premier lieu, l’article 5 du projet de loi pour une économie circulaire prévoit d’introduire l’article L. 541-15-7 dans le code de l’environnement. Cet article serait ainsi rédigé :
» Article L. 541-15-7 [Publicité] – Toute publicité ou action de communication commerciale visant à promouvoir la mise au rebut de produits doit contenir une information incitant à la réutilisation ou au recyclage.
» Est interdite toute publicité ou action de communication commerciale incitant à dégrader des produits en état normal de fonctionnement et à empêcher leur réemploi ou réutilisation. «
Désormais, toute publicité ou action de communication commerciale qui vise à promouvoir la mise en rebut d’un produit devra contenir une information encourageant la réutilisation ou le recyclage de ce produit.
En deuxième lieu, le futur article L. 541-15-7 du code de l’environnement interdit toute publicité ou action de communication commerciale qui inciterait à dégrader des produits en état normal de fonctionnement et qui empêcherait leur réemploi ou réutilisation.
Actuellement, aucune disposition du code de l’environnement ne prévoit une telle interdiction.
En troisième lieu, il convient de préciser que la première version du projet de loi pour une économie circulaire du 15 janvier 2019 prévoyait une contravention de 5ème classe en cas de non-respect des dispositions précitées ainsi que la publicité de la décision prononcée en cas de récidive.
Or, l’article 5 du projet de loi pour une économie circulaire ne reprend pas ces dispositions. En effet, on peut s’interroger sur la mise en place effective de ces sanctions dans la mesure où il paraît difficile de contrôler le respect des dispositions précitées.
Ainsi, les producteurs ou fabriquant seront toujours autorisés à faire la promotion de leurs produits. Toutefois, ils devront informer les utilisateurs afin de les inciter à la réutilisation ou au recyclage et ne devront pas inciter à la dégradation des produits en état normal de fonctionnement, ni empêcher leur réemploi ou réutilisation.
Lucie Antonetti
Avocate
Gossement Avocats
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Biogaz : prolongation du dispositif des certificats de production de biogaz (CPB)
Le Gouvernement a publié, au Journal officiel du 9 octobre 2026, le décret n°2026-933 du 30 septembre 2026 relatif à l’obligation de restitution de certificats de production de biogaz. Très attendu par l'ensemble des acteurs de la filière, ce décret prolonge la...
Hydroélectricité : l’administration peut refuser d’autoriser une installation qui n’exploite pas de manière optimale le potentiel énergétique du site d’implantation (Conseil d’État, 2 octobre 2026, n°504303)
Par une récente décision n°504303 du 2 octobre 2026, le Conseil d’État a considéré que l’autorité administrative peut valablement refuser de délivrer l’autorisation sollicitée en vue d’exploiter une micro-centrale hydroélectrique, lorsque l’ouvrage projeté n’exploite pas de manière optimale le potentiel hydroélectrique du site.
Energie : une installation de stockage d’électricité (BESS) peut être compatible avec une activité agricole, pastorale ou forestière (CAA Nantes, 5 octobre 2026, n°25NT03108 – Dossier cabinet)
Voici une information attendue par les développeurs d'installations de stockage d’électricité (BESS). Par un arrêt n°25NT03108 du 5 octobre 2026, la cour administrative d'appel de Nantes a pris acte de la décision du ministre de la ville et du logement de se désister...
Solaire flottant : une installation peut, en raison de sa puissance, ne pas être « nécessaire au fonctionnement des services publics », en zone rouge d’un PPRi (CE, 2 octobre 2026, n°499779)
Par une décision n°499779 rendue le 2 octobre 2026, le Conseil d'État a jugé qu'un préfet peut refuser l'implantation d'une centrale solaire flottante en zone rouge d'un plan de prévention des risques d'inondations (PPRi). Pour le Conseil d'Etat, si cette installation...
Chasse : la chasse aux filets des alouettes des champs poursuit des finalités « vivrières, culturelles et récréationnelles » qui lui sont propres et qui justifient qu’elle soit autorisée en plus de la chasse au tir (Conseil d’Etat, 2 octobre 2026, Association One voice et Ligue pour la protection des oiseaux, n°507798)
Par une décision n°507798 rendue le 2 octobre 2026, le Conseil d'Etat a rejeté les requêtes par lesquelles l'associations One voice (représentée par notre cabinet) et la Ligue pour la protection des oiseaux, ont demandé l'annulation de deux arrêtés du 28 août 2025 par...
Solaire : le Gouvernement veut remettre en cause les contrats d’achat signés et élargir le périmètre des installations concernées (PLF 2027)
Le projet de loi de finances pour 2027, actuellement préparé par le Gouvernement comporte des mesures qui fragilisent le soutien public des installations de production d'énergie solaire. Au nom de l'objectif affiché de réduction de la dépense publique, le Gouvernement...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.






