En bref
Canicule : Arnaud Gossement invité de l’émission « 28 minutes » sur Arte, le 23 juin 2026
📢[webinaire] « L’éco-blanchiment (« greenwashing ») : le point sur le cadre juridique des allégations environnementales ». Matinale du droit de l’environnement du SERDEAUT, le 25 juin 2026
Solaire : Gossement Avocats défend la société Enertrag et obtient une décision favorable pour un parc photovoltaïque couplé avec une activité agricole (Cour administrative d’appel de Lyon)
[communiqué] Le cabinet Gossement Avocats ne participe à aucun « classement » de cabinet d’avocats
Erosion du littoral : transmission d’une question prioritaire de constitutionnalité au Conseil constitutionnel
Par une décision du 17 janvier 2018, le Conseil d’Etat a transmis au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité portant sur la conformité de l’article L. 561-1 du code de l’environnement avec la Constitution, dans la mesure où cet article ne prévoit pas expressément dans son champ d’application les risques liés à l’érosion côtière.
Créé par la loi n° 95-101 du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l’environnement, l’article L. 561-1 du code de l’environnement prévoit la possibilité d’exproprier des biens exposés à des risques naturels menaçant gravement des vies humaines.
A l’origine, ce texte s’appliquait dans des cas très limitatifs de risque prévisible de mouvements de terrain, d’avalanches ou de crues torrentielles. Son champ d’application a été étendu successivement aux risques d’affaissement de terrains dus à une cavité souterraine, puis à ceux dus aux « crues torrentielles ou à montée rapide ou de submersion marine ».
Depuis quelques dizaines d’années, l’érosion du littoral cause de nombreux dommages aux infrastructures et bâtiments. Des matériaux constituant la côte sont transportés vers la mer sous l’effet des ondes et des précipitations. Le trait de côte recule provoquant parfois des risques d’effondrement.
C’est ce que subit manifestement le requérant dans la présente affaire, un Syndicat de copropriétaires d’un immeuble situé à Soulac-sur-Mer.
En l’espèce, face au risque d’effondrement de cet immeuble consécutivement à un phénomène d’érosion côtière le Syndicat de copropriétaires a demandé au Préfet de la Gironde d’engager la procédure d’expropriation prévue par l’article L. 561-1 du code de l’environnement, ce qu’il a refusé. Le requérant a alors saisi le Tribunal administratif de Bordeaux puis la Cour administrative d’appel de Bordeaux qui ont tous deux rejeté sa demande.
Le requérant a alors formé un pourvoi tendant à l’annulation de l’arrêt n° 14BX03289 rendu par la Cour administrative d’appel de Bordeaux le 9 février 2016 et a sollicité l’examen par le Conseil constitutionnel des dispositions de l’article L. 561-1 du code de l’environnement. En effet, il prétend que ces dispositions, si elles devaient être interprétées comme excluant de leur champ d’application les risques liés à l’érosion côtière, méconnaitraient le principe d’égalité devant la loi et le droit de propriété ainsi que le principe de prévention garanti par l’article 3 de la Charte de l’environnement.
Il appartiendra donc au Conseil constitutionnel de déterminer si la liste des risques naturels prévues par les dispositions de l’article L. 561-1 du code de l’environnement est exhaustive et, le cas échéant de se prononcer sur leur conformité au regard de la Constitution.
Toutefois, si l’article L. 561-1 du code de l’environnement venait à être abrogé, la procédure d’expropriation qu’il prévoit ne pourrait pas s’appliquer au présent litige. La décision devrait être rendue dans les prochains mois.
Emilie Bertaina
Collaboratrice – Cabinet Gossement Avocats
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
[Communiqué] Loi d’urgence agricole : le cabinet Gossement Avocats dépose une contribution extérieure devant le Conseil constitutionnel contre l’article relatif à l’autorisation de substances néonicotinoïdes en violation du droit à un environnement sain et équilibré, du principe de précaution, du principe de participation du public
Le Conseil constitutionnel a été saisi par de nombreux parlementaires d’une demande de contrôle de constitutionnalité de la loi. A la suite de cette saisine, le cabinet Gossement Avocats, spécialise du droit de l’environnement, dépose un mémoire nommé "contribution...
Solaire : le Gouvernement relève de 1 à 3 MWc le seuil de dispense d’étude d’impact systématique pour les installations photovoltaïques de production d’électricité
Par un décret n° 2026-674 du 27 juillet 2026 portant mesures de simplification de l'action publique locale et des normes applicables aux collectivités territoriales et à leurs groupements, publié au JO du 28 juillet 2026, le Gouvernement a relevé de 1 à 3 mégawatts,...
Batteries : les procédures de notification et d’accréditation des organismes d’évaluation de la conformité définies par l’arrêté du 10 juillet 2026
Le Gouvernement a publié au journal officiel du 22 juillet 2026, l’arrêté du 10 juillet 2026 concernant la notification et l’accréditation des organismes d’évaluation de la conformité intervenant au titre du règlement (UE) 2023/1542 relatif aux batteries et aux...
Hydroélectricité : ce que contient la loi n°2026-554 du 29 juin 2026 visant à relancer les investissements dans le secteur de l’hydroélectricité
La loi n°2026-554 du 29 juin 2026 visant à relancer les investissements dans le secteur de l'hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique a été adoptée à la suite de l’accord conclu en août 2025 entre le Gouvernement français et la Commission...
Le décret n°2025-1048 du 30 octobre 2025 relatif à la sixième période du dispositif des certificats d’économies d’énergie est légal (Conseil d’Etat, 22 juillet 2026)
Par une décision du 22 juillet 2026, le Conseil d’Etat a rejeté les requêtes par lesquelles plusieurs fournisseurs de fioul domestique ou de carburants ont sollicité l’annulation, totale ou partielle, du décret n°2025-1048 du 30 octobre 2025 relatif à la sixième...
Néonicotinoïdes : pour la ministre de l’agriculture « 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑒́𝑐𝑖𝑑𝑒 ». Ce que la loi d’urgence agricole dit vraiment.
"C'est la science qui décide". Lors de la discussion parlementaire du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, la ministre de l'agriculture s'est prévalue d'une nouvelle version de l'article relatif à l'autorisation de l'utilisation de...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.

![[Communiqué] Loi d’urgence agricole : le cabinet Gossement Avocats dépose une contribution extérieure devant le Conseil constitutionnel contre l’article relatif à l’autorisation de substances néonicotinoïdes en violation du droit à un environnement sain et équilibré, du principe de précaution, du principe de participation du public](https://www.gossement-avocats.com/wp-content/uploads/2026/07/36487-large-400x250.jpg)



