En bref
[communiqué] Le cabinet Gossement Avocats ne participe à aucun « classement » de cabinet d’avocats
[Conférence] 10 décembre 2025 : grande conférence sur l’avenir de l’énergie solaire, au salon Energaïa, organisée par Tecsol
[Soirée débat] 9 décembre 2025 – « Désinformation climatique : le rôle du droit face au brouillage du réel »
Un maire peut refuser le permis de construire d’un poulailler industriel en raison du manque d’eau, en tenant compte du changement climatique (jurisprudence cabinet)
Convention citoyenne pour le climat: analyse des propositions relatives à la production, au stockage et à la redistribution d’énergie pour et par tous
Le rapport qui sera soumis au vote de la Convention citoyenne pour le climat comporte des propositions pour favoriser la participation de tous à la production et la consommation d’énergie renouvelable. Analyse.
Résumé. Le rapport propose que, d’ici 2023, toute personne (citoyens, personnes publiques, personnes privées) puisse participer au développement de projets d’énergie renouvelable. Pour ce faire, le rapport contient les trois propositions structurelles suivantes :
- Amélioration de la gouvernance territoriale/régionale de l’énergie ;
- Participation des citoyens, entreprises locales, associations locales et collectivités locales aux projets d’énergie renouvelable ;
- Développement de l’autoconsommation.
Amélioration de la gouvernance territoriale/régionale de l’énergie Le rapport préconise un renforcement du rôle de la Région dans le cadre de la mise en place des politiques publiques climatiques résultant de la programmation pluriannuelle de l’énergie. Selon le droit en vigueur, le schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie piloté par les régions a pour objet de dresser un état des lieux de l’existant, de fixer des objectifs énergétiques, et d’indiquer des orientations pour les atteindre. Le contenu du rapport de la convention vise à élargir fortement le rôle de l’échelon régional. Le rapport propose en particulier de donner plus d’autonomie aux régions, notamment sur les orientations énergétiques et sur la maîtrise des fonds publics à mobiliser pour l’atteinte des objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie. Il est fait état d’une possible régionalisation des appels d’offres organisés sur le fondement du code de l’énergie. Une mention spécifique est faite pour que la région ait un rôle particulier pour le développement des projets d’énergie renouvelable citoyen et des projets d’autoconsommation.
- Augmenter la limite des appels d’offre organisé sur le fondement du code de l’énergie de 100 à 500KW et donc accroître le recours au guichet ouvert ;
- Elever le seuil du permis de construire et de l’évaluation environnementale à 500 kWc pour les centrales solaires au sol (il est actuellement de 250 kWc) ;
- établir une instance régionale de coordination pour encadrer et déployer la politique énergétique au niveau des territoires. Cette instance aurait un rôle de garant du respect des objectifs énergétiques et climatiques;
- Permettre aux communautés d’énergie renouvelable de partager entre ses membres l’énergie produite ;
- Imposer à ce que, d’ici 2023, chaque établissement public de coopération intercommunale ait au moins une communauté d’énergie renouvelable sur son territoire ;
- Conditionner le soutien public des projets d’énergie renouvelable, en particulier électriques, à la participation des citoyens et des collectivités au montage et au financement des projets ;
- Augmenter les bonus dans le tarif d’achat lié à un projet participatif ;
- Permettre le développement des projets sans qu’ils aient à payer de tarif d’utilisation des réseaux publics ;
- Mettre en place un guichet unique rassemblant les différents interlocuteurs techniques et administratifs (Enedis, EDF OA, préfecture…) pour les porteurs de projet citoyens et publics ;
- Mettre à place une défiscalisation de l’investissement au sein d’un projet participatif.
Les propositions de la convention citoyenne pour le climat en faveur du déploiement d’une politique énergétique locale et citoyenne visent à renforcer et accentuer la politique énergétique initiée dans la cadre des textes récents de l’Union européenne et de l’Etat français. Certaines des mesures concrètes préconisées, déjà demandées par des acteurs du secteur, pourraient permettre d’accroître le développement des projets d’énergie renouvelable. D’autres mériteraient d’être précisées pour en apprécier la portée effective.
Florian Ferjoux
Avocat
Gossement Avocats
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Dérogation espèces protégées : la raison impérative d’intérêt public majeur d’un projet pourrait être reconnue dés le stade de sa déclaration d’utilité publique (projet de loi-cadre relatif au développement des transports)
Le ministre des transports a présenté, ce 11 février 2026, le projet de loi-cadre relatif au développement des transports. L'article 19 de ce projet de loi-cadre modifie plusieurs codes de manière à ce que l'Etat puisse, lors de la déclaration de projet (I) ou de la...
Programmation pluriannuelle de l’énergie : le décret n° 2026-76 du 12 février 2026 a été publié au journal officiel. Voici ce qu’il faut en retenir
Par un décret n° 2026-76 du 12 février 2026, le Gouvernement a publié la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie : un décret et, en annexe, un document comportant les nouveaux objectifs de développement des différentes sources de production d’énergies...
Vélo : le Gouvernement propose d’affaiblir l’obligation pour les collectivités territoriales de créer des pistes cyclables (projet de loi-cadre relatif au développement des transports)
Le ministre des transports a présenté en conseil des ministres, le 11 février 2026, le projet de loi-cadre relatif au développement des transports dont l'article 21 prévoit d'affaiblir considérablement, s'il était adopté, le contenu de l'obligation - créée il y a...
Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) : le Gouvernement dévoile ses nouveaux objectifs avec une clause de revoyure en 2027
Le Gouvernement a dévoilé, ce jeudi 12 février 2026, le contenu de la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) comportant notamment les nouveaux objectifs de développement des différentes sources de production d'énergies électriques et non...
Économie circulaire : le rechapage des pneumatiques usagés, enjeu clé de la modification en cours du cahier des charges des éco-organismes de la filière REP des pneumatiques
La ministre de la transition écologique a soumis à consultation publique un projet d’arrêté modifiant les cahiers des charges éco-organismes et des organismes coordonnateurs de la filière à responsabilité élargie du producteur des pneumatiques annexés à l’arrêté du 27...
Dérogation espèces protégées : un projet « d’intérêt national majeur répondant à une raison impérative d’intérêt public majeur » est d’abord un grand projet (Conseil d’Etat, 6 février 2026, n°500384)
Par une décision n°500384 du 6 février 2026, le Conseil d'Etat a rejeté le recours par lequel plusieurs associations de défense de l'environnement ont demandé l'annulation du décret n°2024-708 du 5 juillet 2024 qualifiant de "projet d'intérêt national majeur" (PINM)...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.






