En bref
📢 [𝐰𝐞𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞] La dérogation espèces protégées : matinale du droit de l’environnement exceptionnelle ce jeudi 12 mars 2026
Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) : ce qu’il faut retenir des objectifs en matière de biogaz
[communiqué] Le cabinet Gossement Avocats ne participe à aucun « classement » de cabinet d’avocats
[Conférence] 10 décembre 2025 : grande conférence sur l’avenir de l’énergie solaire, au salon Energaïa, organisée par Tecsol
[Solaire] : le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie annonce des mesures pour développer l’autoconsommation
Le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie comporte un certain nombre de mesures concernant le développement de l’autoconsommation. Présentation.
Le 25 janvier dernier, le ministère de la Transition écologique et solidaire a mis en ligne le projet de programmation de l’énergie qui a pour objet de dessiner la trajectoire de la politique énergétique française pour les dix prochaines années.
Le projet comporte une partie spécifique consacrée à l’autoconsommation, ce qui est en soi une nouveauté. Cette partie comprend des annonces visant à dynamiser cette forme de production et de consommation d’électricité.
Pour rappel, le régime relatif à l’autoconsommation d’électricité est entré en vigueur en 2017 (Cf. Ordonnance n° 2016-1019 du 27 juillet 2016 relative à l’autoconsommation d’électricité et décret n° 2017-676 du 28 avril 2017 relatif à l’autoconsommation d’électricité).
Un objectif annoncé
En premier lieu, le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie fixe un objectif chiffré d’opérations d’autoconsommation.
Elle envisage l’installation de 65 000 à 100 000 sites photovoltaïques en autoconsommation à l’horizon 2023.
Des mesures de clarification et de simplification
En deuxième lieu, le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie cible des mesures visant à favoriser le développement de l’autoconsommation.
Tout d’abord, il serait projeté de « clarifier le cadre applicable au modèle de tiers investisseur, dans lequel le consommateur n’est pas propriétaire de l’installation mais bénéficie quand même de la production, afin de l’aligner sur le cadre de l’autoconsommation individuelle ».
L’autoconsommation individuelle est définie par l’article L. 315-1 du code de l’énergie comme étant « Une opération d’autoconsommation individuelle est le fait pour un producteur, dit autoproducteur, de consommer lui-même et sur un même site tout ou partie de l’électricité produite par son installation. La part de l’électricité produite qui est consommée l’est soit instantanément, soit après une période de stockage ».
L’enjeu est notamment la soumission ou non de la contribution au service public de l’électricité (CSPE) à des opérations d’autoconsommation élaborées sur le modèle du tiers investisseur.
En outre, il est envisagé de porter à 1 MW la puissance crête maximale des installations éligibles aux appels d’offres relatifs à l’autoconsommation.
A cet égard, le cahier des charges de l’appel d’offres en cours concernant les installations de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables en autoconsommation (métropole) a déjà été modifié en ce sens le 22 novembre 2018 (le plafond initial était de 500 KW).
Enfin, l’autoconsommation collective, définie à l’article L. 315-2 du code de l’énergie, présente de nombreux freins, qui limitent actuellement le développement de ce type d’opération.
Le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie énonce des mesures visant à
– « Ouvrir de nouvelles possibilités pour l’autoconsommation collective et faciliter leur financement » ;
– « Elargir la maille de l’autoconsommation pour permettre des projets d’autoconsommation collective à une maille plus importante (grand projet d’aménagement / éco-quartiers) ».
Sur le second point, relevons que le Sénat, lors de l’examen en première lecture du projet de loi PACTE (projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises), a décidé de supprimer le texte proposé par l’Assemblée nationale, soutenu par le gouvernement, visant à élargir le périmètre de l’autoconsommation collective.
Florian Ferjoux
Avocat
Cabinet Gossement Avocats
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Économie circulaire : le point sur le futur règlement de l’UE relatif à la conception des véhicules et la gestion des véhicules hors d’usage (VHU)
Réforme à venir en droit de l’Union européennes en matière de circularité des véhicules (passeport numérique des véhicules) et de gestion des véhicules hors d’usage
Qu’est-ce qu’un « avocat en droit de l’environnement » ? Nos réponses sur l’accès, l’exercice et l’évolution du métier
La question nous est très souvent posée. Par nos clients, par des étudiant(e)s en droit qui réfléchissent à leur orientation professionnelle ou par des personnes qui cherchent un conseil pour défendre leurs droits : qu'est ce qu'un avocat en droit de l'environnement ?...
Lagopède alpin : la ministre de l’écologie doit suspendre, pour cinq ans, la chasse d’une espèce d’oiseau sauvage dont l’état de conservation est mauvais (Conseil d’Etat, 2 mars 2026, Ligue pour la Protection des Oiseaux, One Voice et Comité écologique ariègeois)
Voici une décision importante dont l'intérêt va bien au-delà de la seule question de la conservation du Lagopède alpin mais pourrait contraindre la ou le ministre de l'écologie a suspendre plus souvent la chasse d'espèces sauvages en mauvais état de conservation sans...
Principe de non-régression : le Gouvernement ne peut pas réduire le niveau de protection des zones humides qui ont « un rôle essentiel en matière environnementale » (Conseil d’Etat, 2 mars 2026, France Nature Environnement et autres, n°497009)
Voici une décision d'une grande importance par laquelle, le Conseil d'Etat a sanctionné - ce qui est encore assez rare - une nouvelle violation du principe de non-régression par le Gouvernement. Faciliter par arrêté la construction de bassines dans des zones humides...
Dérogation espèces protégées : le Conseil d’Etat précise la méthode d’appréciation du « risque suffisamment caractérisé » d’atteinte à l’état de conservation des espèces protégées (Conseil d’Etat, 23 février 2026, n°494510)
Cette décision n°494510 du 23 février 2026 du Conseil d'Etat est d'une particulière importance pour les rédacteurs des études d'impact qui serviront, notamment, à apprécier l'obligation de dépôt d'une demande de dérogation espèces protégées. Le Conseil d'Etat a ici...
Référé-liberté : l’euthanasie d’un animal porte atteinte au droit de propriété et au droit à la vie privée de son propriétaire ou détenteur « compte tenu du lien affectif particulier établi avec lui » (Conseil d’Etat, ord, 19 février 2026, Société Protectrice des Animaux du Roannais, n°511614)
Par une ordonnance n°511614 du 19 février 2026, le juge du référé-liberté du Conseil d'Etat a jugé que le fait pour une autorité publique d'ordonner l'euthanasie d'un animal constitue pour son propriétaire ou son détenteur, par nature et quels que soient les motifs...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.






