En bref

Emballages : le décret n°2025-1081 du 17 novembre 2025 sur la filière REP des emballages professionnels est (enfin) publié

Le décret du 17 novembre 2025 confirme que la filière REP des emballages professionnels répond à un schéma plutôt financier, ce que confirmait déjà la version projet du texte.

On ne manquera toutefois pas de relever que dans sa version publiée, le décret a notablement évolué dans sa rédaction par rapport à sa version projet. Par exemple, le décret du 17 novembre 2025 a supprimé la catégorie des emballages mixtes, là où la version projet avait uniquement supprimé la notion d’ « alimentaire ». La distinction reposant désormais sur les emballages ménagers et professionnels, laquelle pourra être précisée par un arrêté « périmètre » pris par la ministre chargée de l’environnement (un tel projet d’arrêté avait d’ailleurs été soumis à consultation publique, en même temps que le projet de cahier des charges). 

Il est difficile d’anticiper sur le cadre règlementaire de la future filière REP des emballages professionnels, dès l’instant où certaines précisions devront être apportées par le cahier des charges (prise en charge opérationnelle, modalités de détermination des coûts liés à la reprise des emballages usagés en vue de leur réemploi, barème d’éco-modulation, etc.).

Enfin, si les emballages de produits relevant d’autres filières REP et qui sont clairement identifiés au sein du décret, ne relèvent pas de la filière REP des emballages ménagers comme professionnels, le décret n’apporte aucune précision sur les modalités de compensation des coûts dans le cas où les déchets d’emballages relevant de ces produits seraient pris en charge par le ou les éco-organismes agréés au titre de la REP des emballages.

Certificats d’économies d’énergie : le député Julien Aubert (LR) dépose une proposition de résolution

Juin 15, 2018 | Droit de l'Environnement

Une proposition de résolution en application de l’article 34-1 de la Constitution concernant les Certificats d’Economies d’Energie (CEE), n° 1036, a été déposée le 8 juin 2018, par le député Julien Aubert, qui intervient fréquemment sur les questions d’énergie pour le groupe Les Républicains.

Pour rappel, le dispositif des CEE mis en place par la loi du 13 juillet 2005, impose aux fournisseurs d’énergie – qui sont désignés comme étant des « obligés » – de réaliser des économies d’énergie, dont le volume est fixé chaque année. Les économies réalisées sont matérialisées par l’attribution de certificats d’économies d’énergie, véritable bien économique, qui s’échangent sur le marché.

Si l’auteur de la proposition de résolution souligne que ce mécanisme « représente une part déterminante de la politique française en matière d’économies d’énergie », il fait état de ce qui constitue, selon lui, des dysfonctionnements :

– Charge conséquente sur les fournisseurs d’électricité en France ;

– Nature juridique trouble, créant des incertitudes pour les entreprises ;

– Risques de spéculations sur le marché ;

– Risque de fraude documentaire et, corrélativement, renforcement des contrôles ;

Pour ces raisons, la proposition de résolution a pour objet de permettre aux parlementaires d’être davantage associés à la régulation des CEE.

Aux termes de cette proposition de résolution, l’Assemblée nationale :

« 1. Souhaite que le Gouvernement prévoie des modalités d’association et d’information du Parlement pour la fixation des objectifs de volume du dispositif des CEE et à ses modalités de fonctionnement ;

2. Invite le Gouvernement à produire un rapport sur la déclinaison géographique des CEE afin de mieux apprécier comment ils se déploient territorialement ;

3. Plaide pour une clarification du statut comptable et fiscal du CEE afin de donner plus de prévisibilité aux obligés du dispositif ;

4. Encourage le Gouvernement à renforcer les dispositifs de lutte contre la fraude au CEE et les comportements spéculatifs ».

La clarification du statut des CEE serait souhaitable pour accompagner les entreprises qui ont développé leur activité dans ce domaine et qui peuvent parfois éprouver des difficultés à anticiper les non-conformités qui seront soulevées par le PNCEE (organe de contrôle du dispositif, rattaché au Ministère en charge de l’énergie).

Emilie Bertaina

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