En bref
Véhicule hors d’usage : le traitement par les centres VHU des véhicules relevant d’un système individuel en l’absence de contrat de gestion est légal (Conseil d’Etat, 30 juillet 2026, n°502483)
[Communiqué] Loi d’urgence agricole : le cabinet Gossement Avocats dépose une contribution extérieure devant le Conseil constitutionnel contre l’article relatif à l’autorisation de substances néonicotinoïdes en violation du droit à un environnement sain et équilibré, du principe de précaution, du principe de participation du public
Canicule : Arnaud Gossement invité de l’émission « 28 minutes » sur Arte, le 23 juin 2026
📢[webinaire] « L’éco-blanchiment (« greenwashing ») : le point sur le cadre juridique des allégations environnementales ». Matinale du droit de l’environnement du SERDEAUT, le 25 juin 2026
Biogaz : prolongation du dispositif des certificats de production de biogaz (CPB)
Le Gouvernement a publié, au Journal officiel du 9 octobre 2026, le décret n°2026-933 du 30 septembre 2026 relatif à l’obligation de restitution de certificats de production de biogaz. Très attendu par l’ensemble des acteurs de la filière, ce décret prolonge la première période du dispositif jusqu’en 2029 et pérennise le dispositif en fixant les cinq prochaines périodes du dispositif jusqu’en 2044. Par Alexia Thomas, avocate senior au cabinet Gossement Avocats.
Résumé
- La 1ère période du dispositif des CPB est prolongée jusqu’au 31 décembre 2029 en lieu et place du 31 décembre 2028 ;
- Cinq autres périodes triennales sont envisagées dans le cadre du dispositif ;
- Les unités de cogénération intègrent le champ d’application du dispositif, sous conditions.
Pour mémoire, le dispositif des certificats de production de biogaz (CPB) a été créé par l’article 95 de la loi n°2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets. Ce dispositif oblige les fournisseurs de gaz naturel qui y sont assujettis de restituer des CPB corrélés à leur volume de livraison de gaz naturel à des utilisateurs finaux – domestiques ou relevant du secteur tertiaire –.
Les fournisseurs soumis au dispositif des CPB peuvent soit produire directement du biométhane (marché primaire), soit acquérir des CPB auprès de producteurs de biométhane (marché secondaire).
Avis de la CRE
La Commission de Régulation de l’Énergie a rendu, le 17 septembre dernier, un avis sur le projet de décret relatif à l’obligation de restitution de certificats de production de biogaz. Elle accueille favorablement l’ensemble des modifications proposées du dispositif et notamment sa prolongation.
Prolongation de la durée de la première période du dispositif
La première période du dispositif des CPB s’étendait initialement du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2028. Le décret du 30 septembre 2026 prolonge cette période jusqu’au 31 décembre 2029.
Pérennisation du dispositif
Aux termes du décret du 30 septembre 2026, il est également prévu d’instituer cinq nouvelles périodes successives, d’une durée de trois ans chacune, jusqu’au 31 décembre 2044, assurant ainsi la pérennisation du dispositif dans le temps.
Périmètre des installations susceptibles de produire des CPB
L’émission de CPB était initialement réservée aux installations de production à partir de la méthanisation en digesteur de produits ou de déchets non dangereux. Le décret du 30 septembre 2026 modifie l’article R. 446-105 du code de l’environnement pour élargir le périmètre des installations susceptibles de produire des CPB également aux filières de gazéification et de pyrogazéification.
Unité de cogénération
Le champ d’application du dispositif des CPB est élargi pour intégrer également les installations de cogénération dont la chaleur produite est livrée, en tout ou partie, à un tiers exploitant qui l’utilise pour la satisfaction des besoins de chauffage ou d’eau chaude sanitaire de son cocontractant dans le cadre d’un contrat d’exploitation comportant une prestation d’approvisionnement en énergie et une prestation de gestion de l’énergie ou d’une police d’abonnement à un réseau de chaleur (cf. article R. 446-113 du code de l’énergie).
Le décret du 30 septembre 2026 prévoit que les ventes de gaz destiné à une installation de cogénération dont la chaleur produite est livrée, en tout ou partie, à un tiers qui l’utilise, pour la satisfaction des besoins de chauffage ou d’eau chaude sanitaire de son cocontractant, dans le cadre d’un contrat d’exploitation comportant une prestation d’approvisionnement en énergie et une prestation de gestion de l’énergie ou d’une police d’abonnement à un réseau de chaleur sont regardées comme des ventes de gaz à des consommateurs finals.
A lire également :
Pour en savoir plus sur l’expertise du cabinet
Notre page Cabinet d’avocats en droit de l’énergie, droit minier, droit du changement climatique
Vous avez apprécié cet article ? Partagez le sur les réseaux sociaux :
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d’excellence :
droit de l’environnement, droit de l’énergie, droit de l’urbanisme, tant en droit public qu’en droit privé.
À lire également
Energie : une installation de stockage d’électricité (BESS) peut être compatible avec une activité agricole, pastorale ou forestière (CAA Nantes, 5 octobre 2026, n°25NT03108 – Dossier cabinet)
Voici une information attendue par les développeurs d'installations de stockage d’électricité (BESS). Par un arrêt n°25NT03108 du 5 octobre 2026, la cour administrative d'appel de Nantes a pris acte de la décision du ministre de la ville et du logement de se désister...
Solaire flottant : une installation peut, en raison de sa puissance, ne pas être « nécessaire au fonctionnement des services publics », en zone rouge d’un PPRi (CE, 2 octobre 2026, n°499779)
Par une décision n°499779 rendue le 2 octobre 2026, le Conseil d'État a jugé qu'un préfet peut refuser l'implantation d'une centrale solaire flottante en zone rouge d'un plan de prévention des risques d'inondations (PPRi). Pour le Conseil d'Etat, si cette installation...
Chasse : la chasse aux filets des alouettes des champs poursuit des finalités « vivrières, culturelles et récréationnelles » qui lui sont propres et qui justifient qu’elle soit autorisée en plus de la chasse au tir (Conseil d’Etat, 2 octobre 2026, Association One voice et Ligue pour la protection des oiseaux, n°507798)
Par une décision n°507798 rendue le 2 octobre 2026, le Conseil d'Etat a rejeté les requêtes par lesquelles l'associations One voice (représentée par notre cabinet) et la Ligue pour la protection des oiseaux, ont demandé l'annulation de deux arrêtés du 28 août 2025 par...
Solaire : le Gouvernement veut remettre en cause les contrats d’achat signés et élargir le périmètre des installations concernées (PLF 2027)
Le projet de loi de finances pour 2027, actuellement préparé par le Gouvernement comporte des mesures qui fragilisent le soutien public des installations de production d'énergie solaire. Au nom de l'objectif affiché de réduction de la dépense publique, le Gouvernement...
Greenwashing : la directive (UE) 2024/825 du 28 février 2024 s’applique-t-elle directement aux entreprises à compter du 27 septembre 2026 ?
Plusieurs articles précisent ou laissent entendre que les entreprises doivent, au plus tard ce 27 septembre 2026, vérifier que leurs produits et services respectent directement les exigences de la directive (UE) 2024/825 du 28 février 2024 modifiant les directives...
Chasse : la ministre de l’écologie autorise la chasse de 5000 specimens de fuligule milouin, en recommandant de privilégier le prélèvement des mâles
La ministre de l'écologie a publié au journal officiel du 24 septembre 2026, l'arrêté du 31 août 2026 encadrant la chasse du fuligule milouin pour la saison cynégétique 2026-2027. L'arrêté du 31 août 2026 fixe la date d'ouverture de la période de chasse au 1er octobre...
Découvrez le cabinet Gossement Avocats
Notre Cabinet
Notre valeur ajoutée :
outre une parfaite connaissance du droit, nous contribuons à son élaboration et anticipons en permanence ses évolutions.
Nos Compétences
Gossement Avocats est une référence dans ses domaines d'excellence :
droit de l'environnement, droit de l'énergie, droit de l'urbanisme, tant en droit public qu'en droit privé.
Contact
Le cabinet dispose de bureaux à Paris, Rennes et intervient partout en France.






